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Theresa May à l'aube de sa nomination de Première ministre britannique

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Theresa May à l'aube de sa nomination de Première ministre britannique

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C’est une journée cruciale qui s’annonce pour Theresa May au Royaume-Uni.

La ministre de l’Intérieur va succéder ce mercredi à David Cameron, démissionnaire suite au vote en faveur du Brexit.

Unir le parti conservateur

Avant d’engager les négociations sur la sortie de son pays de l’Union européenne, la future Première ministre devra d’abord former un gouvernement.

Une tâche ardue au vu des divisions de son camp. La campagne du Brexit a fortement accentué les dissensions au sein du parti conservateur.

“Elle a conscience de la nécessité d’unir le partir et je pense qu’elle va mettre sur pied une équipe capable de faire ce qu’il y a de mieux pour le pays”, estime Chris Grayling, leader de la Chambre des Communes.
“Ce n’est pas un défi facile mais ce sera son rôle dans les prochaines 48 heures. Evidemment, vous ne pouvez pas remanier un gouvernement tant que vous n‘êtes pas officiellement Premier ministre”, indique-t-il.

Un ministre dédié au Brexit

Car Theresa May devra attendre que David Cameron présente sa démission à la reine Elisabeth II à l’issue des questions hebdomadaires au Parlement.

L’une des priorités de la nouvelle numéro un du gouvernement britannique sera de nommer un ministre chargé spécifiquement des négociations de départ avec l’Union européenne.

Déterminée à aller jusqu’au bout du processus, Theresa May a, cependant, laissé entendre qu’elle ne comptait pas activer l'article 50 du Traité de Lisbonne avant la fin de l’année (article spécifiant la possibilité d’un retrait volontaire d’un Etat membre de l’UE).

La pression d'Angela Merkel

Angela Merkel ne laisse pas de répit à Theresa May. Elle a remis la pression sur la future Première ministre britannique, estimant que sa tâche en tant que nouveau chef du gouvernement était “de clarifier le type de relation que la Grande-Bretagne souhaitait entretenir avec l’Union européenne”.

“L’Allemagne, à elle seule, exporte 800 000 voitures par an au Royaume-Uni et chaque état membre a des problématiques similaires. Nous allons donc diriger les négociations ensemble pour que les conséquences du Brexit soient minimales pour tous”, a indiqué la Chancelière allemande.

Les marchés financiers sont eux aussi dans l’expectative. Londres a donc, avant tout, un intérêt économique à poser rapidement le cadre de sa sortie de l’Union européenne.

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