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Theresa May face à l'Union européenne

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Theresa May face à l'Union européenne

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Trois semaines après le Brexit, le Royaume-Uni change de Premier ministre. Theresa May aura la lourde tâche d’engager les négociations avec Bruxelles et les partenaires européens.

L’un des principaux points est la question de l’immigration en provenance de l’Union européenne, que les pro-Brexit veulent freiner.

Sur ce sujet, Theresa May n’a pour l’instant pas exprimé ses intentions.

“Bien sûr il faut négocier le meilleur accord pour la sortie du Royaume-Uni de l’UE, et nous façonner un nouveau rôle dans le monde. Brexit signifie Brexit et nous allons en faire un succès”, a-t-elle déclaré mercredi.

Theresa May affirme qu’elle ne compte pas invoquer “avant la fin de l’année” l’article 50 du Traité de Lisbonne, qui déclenche officiellement la procédure de sortie.

Mais les partenaires européens s’impatientent. Berlin a déjà demandé à Londres de déclencher le processus dès la nomination du nouveau chef de gouvernement.

Nous avons interrogé sur ce sujet Lincoln Allison, professeur de sciences politiques.

Euronews:
« Justement Theresa May a fait parti du camp du maintien mais maintenant elle insiste: le Brexit signifie Brexit. Est-ce que ce changement par rapport à sa position initiale peut influencer sa stratégie sur des sujets tels que la migration? »

Lincoln Allison:
« Oui cela aura certainement un effet. La politique migratoire est une question centrale. L’Angleterre est le plus grand, le plus prospère, des pays anglophones au sein de l’Union européenne. Cela a été un aimant pour les migrants et c’est devenu pour beaucoup de personnes le principal enjeu politique. Je ne pense pas que, pour une grande partie des partisans de la sortie la liberté des ressortissants des 27 États membres de venir au Royaume-Uni, ou en Angleterre si elle devait devenir un pays indépendant, soit négociable. »

Euronews:
« Pour évoquer les relations à venir entre l’Union européenne et le Royaume-Uni, emmené par Theresa May, nous retrouvons Lincoln Allison, professeur de politique à l’université de Warwick.
A quel genre de négociation doit s’attendre l’Union européenne face à Theresa May qui est décrite comme une femme de caractère, une autre Dame de fer, sachant qu’elle aura en face d’elle la Chancelière allemande et le Président de la Commission européenne?

Lincoln Allison:
« L’effet Theresa May en tant que Première ministre a permis de calmer les marchés financiers. Et le fait qu’elle ait modérément soutenu le camp du maintien laisse entrevoir la possibilité d’une négociation de bonne volonté. Cela dépendra, comme vous le savez mieux que moi, des personnes qui participeront à ces négociations. Est-ce que ce sera la Commission européenne ou une équipe de négociation beaucoup plus large ? »

Euronews:
« Theresa May a fait savoir qu’elle souhaite invoquer l’article 50 début 2017, mais elle fait face à des pressions de l’Union pour agir dès que possible. Pourquoi veut-elle retarder la procédure et peut-elle retarder cette procédure? »

Lincoln Allison:
« Je pense que la plupart des gens aurait comme message au Président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, le suivant: “il veut que le gouvernement britannique avance rapidement et dès que possible”. La réponse serait alors : “ne nous dîtes pas ce qu’il faut faire vue les circonstances”. Mais en fait les termes ne sont pas très clairs sur les arrangements possibles pour les négociations sur le Brexit: l’accès au marché unique, les possibilités en matière de politique migratoire. »

Euronews:
« Justement Theresa May a fait parti du camp du maintien mais maintenant elle insiste: le Brexit signifie Brexit. Est-ce que ce changement par rapport à sa position initiale peut influencer sa stratégie sur des sujets tels que la migration? »

Lincoln Allison:
« Oui cela aura certainement un effet. La politique migratoire est une question centrale. L’Angleterre est le plus grand, le plus prospère, des pays anglophones au sein de l’Union européenne. Cela a été un aimant pour les migrants et c’est devenu pour beaucoup de personnes le principal enjeu politique. Je ne pense pas que, pour une grande partie des partisans de la sortie la liberté des ressortissants des 27 États membres de venir au Royaume-Uni, ou en Angleterre si elle devait devenir un pays indépendant, soit négociable. »

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