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Les joueurs chassent les Pokémons, Nintendo attrape les dollars

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Les joueurs chassent les Pokémons, Nintendo attrape les dollars

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Même si Nintendo n’est pas le développeur de Pokémon Go, le nouveau jeu qui suscite la frénésie à travers le monde, l’action du groupe japonais n’en finit pas de grimper. Près de 16 % de hausse à la clôture de la bourse de Tokyo ce jeudi. Depuis le lancement de Pokémon Go, le 6 juillet, la valorisation du titre s’est bonifiée de 76 %.

La bonne affaire de Nintendo a été de s’associer avec Niantic, petite start-up de San Francisco et ancienne filiale de Google, où est née l’application. 21 millions de personnes y jouent déjà rien qu’aux Etats-Unis, en Nouvelle-Zélande et en Australie, les seuls pays où le téléchargement était autorisé à la sortie du jeu. Depuis, Pokémon Go est aussi disponible en Allemagne et, à partir du 14 juillet, au Royaume-Uni.

La méthode pour télécharger l’application depuis un autre lieu dans le monde est de se placer soi-même dans la réalité virtuelle : créer une fausse adresse sur son smartphone et prétendre que l’on se trouve dans un des quatre pays où l’application est accessible.

L’amateur des petits personnages virtuels peut alors commencer à jouer et les chercher autour de lui, où qu’il se trouve dans le monde. L’Agence France Presse rapporte ainsi le tweet d’un utilisateur palestinien : “Il y a un Pokémon en bas de la rue dans la colonie (…), comment diable vais-je pouvoir l’attraper ?” se demande le joueur en faisant référence à une colonie israélienne de Cisjordanie.

Le quotidien Le Figaro relève de son côté les plaintes formulées par le mémorial d’Auschwitz, en Pologne, et par le musée de l’Holocauste de Washington, devant l’intrusion des Pokémons là où le jeu n’est “pas approprié” et “hors des limites de l’acceptable.”

La présence des Pokémons dans ces lieux trahit l‘élément aléatoire de l’algorithme dont les créateurs du jeu gardent les détails secret.

Pour fonctionner, Pokémon Go utilise les données de géolocalisation des joueurs pour placer les personnages virtuels sur l‘écran de leur smartphone, dans la réalité qui les entoure.

L’application est gratuite, mais les concepteurs ont imaginé plusieurs moyens de générer des profits. L’un est d’offrir aux joueurs la possibilité d’acheter des objets virtuels et d’améliorer leurs performances. L’autre est de proposer à des restaurants, et à tout lieu public, de devenir sponsor en y plaçant des butins virtuels que les joueurs recherchent. Selon le New York Times, Niantic devrait bientôt dévoiler ces sponsors.

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