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Attentat de Nice : ce qu'il faut retenir

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Attentat de Nice : ce qu'il faut retenir

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La France de nouveau en deuil, le jour de sa fête nationale.

Au moins 84 personnes ont été tuées et de nombreuses autres blessées par un camion lancé sur la foule par son conducteur alors que le feu d’artifice du 14 juillet venait de se terminer à Nice.

L’attaque

L’attaque s’est produite peu avant 23h. Le camion a roulé sur deux kilomètres le long de la promenade des Anglais, alors bondée, avant que le conducteur ne soit tué par les forces de l’ordre.

Il a volontairement jeté son véhicule sur les spectateurs, roulant sur le trottoir. Il n’a pris aucun otage.

La foule était encore nombreuse. Certains étaient sur le départ après le feu d’artifice ; d’autres écoutaient un concert en extérieur quand d’autres encore se promenaient simplement. Plus de 30 000 personnes étaient venues sur la célébre artère en bord de mer, en partie fermée à la circulation, pour assister aux festivités du 14 juillet.

Un journaliste de Nice Matin a rapporté des scènes d’horreur, indiquant qu’il y avait “beaucoup de sang”.

50 personnes sont encore entre la vie et la mort à la mi-journée.

De nombreux enfants font partie des victimes. Des ressortissants étrangers figurent aussi parmi les victimes. Leurs décès ont été rendus publics par les autorités des pays concernés (trois Allemands, deux Américains, une Russe, une Arménienne, un Ukrainien et une Suissesse).

L’assaillant

Le conducteur du camion a été identifié. Il s’agit de Mohamed Lahouaiej Bouhlel, ressortissant tunisien, âgé de 31 ans, résidant à Nice. L’homme exercait la profession de chauffeur-livreur .

Des documents identifiant le conducteur ont été retrouvés dans le camion par les enquêteurs.

L’homme a été abattu par la police après avoir tiré à plusieurs reprises avec un pistolet de calibre 7,65 mm. Dans le camion ont été aussi retrouvés des armes en plastique (fusils mitrailleurs et pistolet) ainsi qu’une grenade factice.

Il ne faisait pas l’objet d’une fiche S et était inconnu des services de renseignement. Il était, en revanche, connu des services de police pour des petits délits tels le vol ou violence.

Le camion

L’auteur de l’attentat a utilisé un19 tonnes blanc d’une quinzaine de mètres de long pour foncer dans la foule qui quittait la promenade des Anglais à Nice après le feu d’artifice du 14 juillet. Le véhicule avait été loué le 11 juillet à Saint-Laurent-du-Var, une commune voisine de Nice.

Le lieu

La promenade des Anglais est une voie extrêmement célèbre et très empruntée qui court le long de la côte dans la ville touristique de Nice.

Elle est bordée de restaurants, de cafés, d’hôtels et de casinos côté terre et par une plage côté mer. Elle est équipée d’un large trottoir et d’une piste cyclable.

Réactions

Le président français François Hollande s’est adressé à la nation aux alentours de 4h du matin. Il a déclaré qu’il s’agissait d’une attaque terroriste et a annoncé le prolongement pour trois mois de l‘état d’urgence – qui devait s’achever le 26 juillet – ainsi que de l’opération Sentinelle. Il a, par ailleurs, annoncé qu’il serait fait appel à la réserve opérationnelle, à savoir les réservistes des forces de sécurité.

Il a aussi indiqué que la France continuerait ses frappes contre l’organisation terroriste Etat islamique en Syrie et en Irak.

Il a prononcé un second discours à 15h30 depuis Nice.

Le premier ministre Manuel Valls, à l’issue d’un conseil de défense restreint qui s’est tenu à l‘Élysée vendredi matin, a appelé la France à faire bloc contre le terrorisme, après l’attentat de Nice.

“Nous faisons face à une guerre que le terrorisme nous livre, et le but des terroristes, c’est d’installer la peur et la panique. Mais la France, le président de la république le rappelait hier, est un grand pays et une grande démocratie, qui ne se laissera pas déstabiliser”, a déclaré Manuel Valls. Un deuil national de trois jours a également été décrété.

Pas de revendication

Le procureur de la République de Paris François Molins a indiqué lors d’une conférence de presse qui s’est tenue en fin d’après-midi ce vendredi à Nice que l’attentat n’a pas été revendiqué mais « correspond » aux « appels aux meurtres » des groupes djihadistes.

« Ce type d’action correspond très exactement aux appels permanents aux meurtres de ces organisations terroristes, tels qu’elles le prescrivent notamment dans leurs revues ou vidéos », a précisé le procureur en ajoutant que l’enquête s’attacherait à déterminer « les éventuels liens » du tueur avec des groupes « terroristes islamistes».

La communauté internationale solidaire de la France

Rapidement, de très nombreux messages de solidarité ont afflués. Les dirigeants du monde entier ont très vite affiché leur soutien à la France, une nouvelle fois frappée par la barbarie.

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