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L'Indonésie fusille quatre condamnés à mort

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L'Indonésie fusille quatre condamnés à mort

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D’habitude, les ambulances transportent des blessés. En Indonésie, elles transportent parfois des cercueils. Hier matin, ce sont ainsi 14 cercueils qui sont arrivés dans la prison de Cilacap. 14 cercueils pour 14 détenus condamnés à mort dont l’Indonésie a programmé l’exécution cette semaine. La nuit dernière, ce sont ainsi quatre personnes qui ont été fusillées pour trafic de drogue, un Indonésien et trois Nigérians, malgré les critiques de l’ONU.

« Les Nations Unies s’opposent à la peine de mort, quelles que soient les circonstances », a rappelé Farhan Haq, porte-parole de l’ONU. « En vertu des lois internationales, si la peine de mort venait à être appliquée, elle ne devrait concerner que des crimes très graves comme les homicides volontaires ».

Dix autres détenus condamnés pour trafic de drogue devraient également être fusillés avant dimanche. Ils sont originaires du Pakistan, d’Inde, du Zimbabwe et d’Indonésie.

« Si quelqu’un s’avère être un trafiquant de drogue, s’il porte atteinte à toute une génération de notre nation alors il mérite la peine de mort », explique un passant dans une rue de Djakarta. « Mais ça dépend des cas », tempère-t-il. « S’il s’agit seulement de trafic d‘êtres humains alors là non, on ne mérite pas la peine de mort ».

Il s’agit de la troisième série d’exécutions depuis l’arrivée au pouvoir en octobre 2014 du président Widodo, qui défend le recours à la peine de mort pour combattre le trafic de drogue et qui reste sourd aux appels de la communauté internationale.

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