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Australie : manifestations après les révélations de tortures dans une prison pour mineurs

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Australie : manifestations après les révélations de tortures dans une prison pour mineurs

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A Sydney, comme dans plusieurs grandes villes autraliennes, le drapeau aborigène est omniprésent ce dimanche.

Après la diffusion d’images montrant des scènes de tortures et de violences dans une prison pour mineurs, principalement aborigènes, des centaines de manifestants critiquent la décision du Premier ministre.

Malcolm Turnbull, qui s’est déclaré “choqué et horrifié, a en effet lancé une enquête ciblée sur le centre de détention mis en cause mais a rejeté l’idée d’une enquête nationale.

Jenny Munro, militante pour les droits des Aborigènes australiens, ne cache pas sa colère : “C’est l’une des attaques racistes les plus brutales contre nos jeunes, dans l’histoire récente de notre pays. Et que va faire le gouvernement ? Envoyer un juge péquenaud conservateur pour faire de cette enquête une hypocrisie avant même qu’elle ait commencé !

Les 500 manifestants à Sydney, comme
le millier de personnes réunies à Melbourne, dénoncent des actes xénophobes commis dans le centre de détention pour délinquants juvéniles Don Dale à Darwin, dans le nord du pays.

Je veux voir les autorités locales payer pour les crimes qu’elles ont commis à l’encontre du peuple indigène, souligne l’un des manifestants à Sydney. Je veux voir les politiques rendre des comptes pour les lois qu’ils ont mises en place et qui font souffrir le peuple indigène.

Diffusées sur ABC lundi dernier, les vidéos montrent des gardes en train d’enchaîner un adolescent à une chaise pendant deux heures, cagoule sur la tête, ou encore de les déshabiller et de les asperger de gaz lacrymogène.

Pour l’ONG Human Rights Watch, cette “situation dans le Territoire du Nord n’est que la partie émergée de l’iceberg“. D’après Elaine Pearson, directrice pour l’Australie de HRW, ce qui se passe à Don Dale est “l’exemple classique de ce qu’il ne faut pas faire avec les jeunes en difficulté“. “L’utilisation excessive de la force, l’isolement et les fers sont barbares et inhumains“, a-t-elle dénoncé. “La force excessive est un abus et ceux qui commettent ces abus doivent répondre de leurs actes“.

Le Territoire du Nord a l’un des taux de criminalité les plus élevés d’Australie et les aborigènes y représentent plus des deux tiers de la population carcérale. Selon Amnesty International, les enfants aborigènes ont 26 fois plus de risques de se retrouver en prison que les autres enfants, dans un contexte de lacunes éducatives, de chômage élevé et de toxicomanie.

avec AFP

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