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Les Etats-Unis dénoncent la tentative de coup d'Etat en Turquie

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Les Etats-Unis dénoncent la tentative de coup d'Etat en Turquie

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Les Etats-Unis condamnent la tentative de coup d’Etat en Turquie et apportent leur soutien total à la démocratie dans ce pays. Déclaration faite ce lundi à l’issue d’une rencontre à Ankara entre le chef d’Etat-major interarmées, le général américain Joseph Dunford, et le Premier ministre turc Binali Yildirim.

C‘était là, le premier contact de haut niveau entre Ankara et Washington depuis le putsch avorté qui a envenimé les relations entre les deux pays.

Les tensions se cristallisent autour d’un homme, Fetullah Gülen. Ce prédicateur vit en exil aux Etats-Unis.

>> Qui est Fethullah Gülen

Les autorités turques le soupçonnent d‘être derrière la tentative de coup d’Etat.
Ankara a d’ailleurs réclamé son extradition. Sans succès, jusqu‘à présent, Washington exigeant des preuves de son implication dans le putsch.

Ce lundi, plusieurs dizaines de personnes sont descendues dans les rues d’Ankara, à l’occasion de la visite du général américain Dunford. Ils voulaient dénoncer l’attitude américaine.

La tentative de coup d’Etat était soutenue par les Etats-Unis et par Fetullah Gülen, dit ainsi un des protestataires. Cet homme est un des architectes du putsch. On ne veut pas du coup d’Etat et, on ne veut pas de ce général Dunford.

Arrestations

Deux semaines après le putsch raté, la répression se poursuit.

Tôt ce lundi matin, deux soldats de plus ont été interpellés dans le sud-ouest de la Turquie. Avec 9 autres individus précédemment arrêtés, ils sont accusés d’avoir fait partie du commando ayant attaqué l’hôtel de Marmaris où se trouvait le président Recep Tayyip Erdogan, lors de la tentative de coup d’Etat.

Les 11 hommes ont été placés en détention préventive. Le 15 juillet, le président, informé de la tentative de putsch, était parvenu à fuir son hôtel à temps.

Ces dernières arrestations surviennent dans un contexte de reprise en main de toutes les institutions et corps intermédiaires : depuis le 15 juillet, plus de 18.000 personnes ont été placées en garde à vue à un moment ou à un autre. Environ 10.000 d’entre elles font maintenant l’objet de poursuites et ont été placées en détention préventive dont des journalistes. Plus de 50.000 personnes ont été limogées.

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