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Syrie : opération contre Daesh à Manbij et "attaque au gaz toxique" dans le nord

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Syrie : opération contre Daesh à Manbij et "attaque au gaz toxique" dans le nord

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A Manbij en Syrie, l’Etat islamique semble perdre du terrain.

Voilà plus de deux mois que les Forces démocratiques syriennes mènent de violents combats contre les djihadistes, qui contrôlent cette ville du nord depuis deux ans et demi.

L’alliance à majorité kurde, soutenue par la coalition internationale contre Daesh, assure avoir récupéré près des trois quarts de la cité et libéré plus de 40 000 habitants. Mais au moins 200 civils auraient déjà perdu la vie au cours de cette mission de reconquête. Des pertes importantes

Manbij est une place stratégique pour l’Etat islamique puisqu’elle permet de relier Raqqa, sa capitale autoproclamée, à la frontière turque.

Dans le nord-ouest du pays, dans la province d’Idlib, un groupe humanitaire syrien a par ailleurs dénoncé ce mardi une attaque au gaz toxique.

D’après la Protection civile syrienne (un groupe humanitaire opérant dans les territoires contôlés par les rebelles), un hélicoptère non-identifié aurait largué deux bonbonnes au-dessus de la ville de Sarakeb, non loin du lieu de l’attaque d’un autre hélicoptère survenue la veille, qui a coûté la vie à cinq soldats russes.

Les bénévoles de l’organisation suspectent que le gaz utilisé était du chlore mais n’ont pas pu le vérifier. Sur une vidéo de l’association postée sur YouTube, on peut voir des hommes peinant à respirer prendre des masques à oxygène auprès des “casques blancs” de la protection civile. Sur leur compte Twitter, ils accusent la Russie et le président Bachar al-Assad d‘être à l’origine des bombardements. Ce dernier avait déjà nié avoir fait l’usage d’armes chimiques.

Selon le porte-parole de l’organisation, il s’agirait de la deuxième attaque au gaz toxique à Sarakeb. Le groupe suspecte également que du gaz chloré a été à l’origine de neuf autres incidents dans la province d’Idlib depuis le début du conflit. Il a également affirmé que 33 personnes, des femmes et des enfants pour la plupart, avaient été touchées par le gaz à Sarakeb ce mardi.

L’Observatoire syrien des droits de l’Homme déplore aussi de nombreux blessés civils.

Reuters, AP

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