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Les moments choc de l'histoire des Jeux Olympiques

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Les moments choc de l'histoire des Jeux Olympiques

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Moments heureux ou dramatiques, Euronews revient sur cinq épisodes qui ont marqué l’histoire des JO.

La prise d’otage de Munich en 1972


Ce devait être les Jeux de la Paix et de la Joie, ce fut l’une des pages les plus noires des JO. A 4 heures 30 du matin, ce 5 septembre, huit membres du groupe terroriste palestinien Septembre Noir pénètrent dans le village olympique, dans les appartements de la délégation israélienne. Deux Israéliens sont tués en tentant de résister. Certains parviennent à s‘échapper. Au final neuf athlètes seront retenus en otage pendant plusieurs heures. Les assaillants réclament la libération de 234 prisonniers palestiniens ainsi que de deux prisonniers allemands d’extrême gauche, Andreas Baader et Ulrike Meinhof. Les Jeux ne seront suspendus que douze heures après le début de la prise d’otage. L’assaut mal préparé de la police ouest-allemande sur le tarmac d’une base militaire se soldera par la mort de tous les otages. Un policier ouest-allemand sera également tué lors des échanges de tirs.





Attentat au parc du Centenaire – Atlanta 1996


Les Jeux d‘été d’Atlanta seront marqués par l’explosion d’une bombe le 27 juillet 1996, dans le parc du centenaire, situé au centre du village olympique. Bilan : deux morts et une centaine de blessés. L’auteur de l’attaque ne sera arrêté que six ans plus tard. Eric Rudolph militant chrétien extrémiste sera l’auteur de deux autres attaque contre une clinique pratiquant l’avortement et un club gay. Il est condamné à la prison à vie.



Ben Johnson – Séoul 1988




Carl Lewis contre Ben Johnson. La finale du 100 mètres tant attendue est remportée haut la main par le sprinteur canadien. Le chrono affiche 9 secondes 79, un record.
Mais la victoire est de courte durée. Trois jours plus tard, des tests se révèlent positifs au stanozolol, un stéroïde anabolisant.
Ben Johnson est immédiatement disqualifié, il doit rendre sa médaille d’or. De retour chez lui, il clame son innoncence avant d’avouer son geste, confiant que la peur d‘échouer avait été trop forte.





Bain de sang au water-polo – Melbourne 1956


A peine un mois après la repression de l’insurrection de Budapest par l’armée Rouge, le tournoi de water-polo des JO de Melbourne voit s’affronter la Hongrie et l’URSS en demi-finale. La rivalité des deux équipes entraine un déchainement de violences. Les exclusions temporaires se multiplient et, alors que les Hongrois mènent 4 à 0, le match tourne au pugilat au point que l’eau du bassin se serait teintée de rouge. Ervin Zador sera forcé de sortir du bassin le visage en sang. Il a été frappé par le Soviétique Valentin Prokopov. La violence est telle que les organisateurs écourtent le match. Ils craignent un lynchage des joueurs de l’URSS par le public, composée majoritairement de Hongrois immigrés en Australie.



Black Power – Mexico 1968




Un gant noir, le poing levé, le geste de Tommie Smith et John Carlos, le 17 octobre 1968, sur le podium du 200 mètres reste gravé dans les mémoires. Les deux athlètes s’érigent ce jour-là contre le racisme et l’exclusion dont sont toujours victimes les afro-américains aux Etats-Unis. Ils défient leur pays et la bienséance sous les caméras du monde entier. Ils seront durement sanctionnés, bannis dés le lendemain du village olymique. Leur carrière de sprinteurs prennent fin.

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