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Harcèlement sexuel au travail : un fléau encore bien ancré

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Harcèlement sexuel au travail : un fléau encore bien ancré

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Le harcèlement sexuel au travail demeure largement répandu. Au Royaume-Uni, une récente étude ,réalisée par le Congrès des Syndicats (TUC) sur un échantillon d’environ 1.500 personnes, révèle que plus d’une Britannique sur deux a déjà été victime de harcèlement sexuel. Remarques déplacées, blagues sexistes, regards insistants, attouchements, contacts physiques, sms, mails… Les jeunes femmes de 18 à 24 ans sont les plus exposées. 63 % d’entre elles ont subi une forme de harcèlement sur leur lieu de travail. La plupart ne l’ont pas signalé, par embarras ou par peur de représailles. Dans plus de la moitié des cas, ce sont les collègues qui sont incriminés. 17 % des victimes ont mis en cause leur manager.

Une femme sur deux dans l’UE a fait face à un cas de harcèlement

Cette nouvelle étude intervient après un reportage d’euronews sur cette problématique. On y apprenait qu’une femme sur deux dans l’Union européenne avait fait face à un cas de harcèlement depuis l‘âge de 15 ans, selon une étude de l’Agence des droits fondamentaux de l’UE (FRA) datant de 2014. La France, la Suède, l’Allemagne, la Finlande affichent les plus forts pourcentages.

“Plus les femmes sont éduquées, plus elles sont conscientes que certains comportements sont inadmissibles. Et moins elles sont prêtes, si vous voulez, à supporter certaines attitudes”, expliquait dans le dernier numéro d’Insiders Joanna Goodey, directrice du département Justice et Libertés à l’Agence des droits fondamentaux de l’Union européenne. “Quand la parité est installée depuis des dizaines d’années dans certains pays, les femmes sont plus enclines à parler de leur vécu, elles disent plus facilement que certains comportements sont inacceptables et elles sont plus disposées à parler de ça à un enquêteur pour une étude. Dans d’autres pays, le harcèlement sexuel est toujours perçu comme une affaire privée.

Un délit rarement sanctionné

Pourtant dans de nombreux pays européens, les auteurs de harcèlement s’exposent à de lourdes sanctions. En France, la loi prévoit jusqu‘à deux ans de prison et 30.000 euros d’amende. Mais l’absence de preuves et un sentiment de honte constituent souvent un obstacle pour les victimes. Résultat, le harcèlement demeure peu sanctionné.

Alors comment stopper ce fléau ? La Convention d’Istanbul, qui reconnaît le harcèlement sexuel, a été ratifiée par plusieurs pays de l’UE, mais pour Joanna Goodey de la FRA, il est important d’insister sur la prévention et l’information : ‘‘Il faut éduquer les gens sur ce sujet, évidemment les garçons, les filles, les hommes et les femmes, le patronnat, beaucoup d’acteurs doivent être impliqués pour faire que la législation en place soit appliquée.’‘

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