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La réalité virtuelle pour aiguiser vos sens

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La réalité virtuelle pour aiguiser vos sens

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Le développement des jeux en réalité virtuelle prend de l’ampleur avec l’arrivée sur le marché des nouveaux visiocasques proposées par Sony, HTC ou

Le développement des jeux en réalité virtuelle prend de l’ampleur avec l’arrivée sur le marché des nouveaux visiocasques proposées par Sony, HTC ou Oculus : de nouveaux casques qui ne motivent pas seulement les gros éditeurs de jeux, mais aussi les indépendants.

Début avril, du 7 au 9, à Londres, le salon EGX Rezzed a réunit une bonne partie des développeurs de jeux indépendants de Grande-Bretagne qui ont présenté leurs productions récentes.

Pour les experts, le secteur est en pleine explostion.

“L’intérêt pour la réalité virtuelle est énorme et les développeurs indépendants font les choses les plus intéressantes” explique ainsi Jon Hicks. “Avec la plateforme, ils font de petits projets vraiment chouettes. Et les visiocasques sont de plus en plus populaires… Les productions indépendantes font finir par être plus nombreuses que celles des gros éditeurs.”

Parmi les développeurs, l’italien Tiny Bull Studios a présenté son dernier jeu de réalité virtuelle titré “Blind” – “Aveugle”.

Le joueur est dans la peau d’une petite fille aveugle qui se réveille dans une maison étrange en ayant oublié comment elle y est arrivée.

Le joueur doit s’aider uniquement du son et des échos autour de lui pour tenter de retrouver son chemin.

“Bien sûr, vous avez les yeux bandés et c’est un peu étrange en réalité virtuelle, mais vous avez des pouvoirs, un peu comme Dardevil” explique Matteo Lana, le directeur général de Tiny Bull Studios. “Vous utilisez l‘écholocalisation, vous utilisez le son pour naviguer dans le monde autour de vous. Le défi est de faire que les joueurs utilisent d’autres sens que la vue. On s’aide des retours [des joueurs] sur le toucher et bien sûr sur le son.”

Pour les joueurs, la réalité virtuelle propose un nouveau concept, une sorte de réalité augmentée où ils peuvent s‘évader.

“Cela donne aux joueurs la possibilité d‘être davantage plongés dans l’environnement” raconte le disigner de jeux Richard Bang. “Quand ils jouent, ils oublient que le monde réel existe, il n’y a pas de limites sur les côtés de l‘écran et le jeu les entoure complètement.”

Les créateurs de jeux du studio Freekstorm ont eux aussi présenté leur nouveau jeu.

L’intrigue tourne autour du Docteur Kvorak : le joueur contrôle trois personnages, chacun possède des pouvoirs particuliers, et ils doivent, ensemble, contrecarrer les plans du méchant Docteur Kvorak, l’ennemi qui règne sur la réalité intergalactique.

“L’avantage des indépendants, c’est qu’on peut tout essayer, on est pas contraints par des budgets Triple A, ni obligés de jouer la sécurité” se réjouit Richard Bang. “Beaucoup de gens essaient des choses nouvelles. C’est la nouvelle frontière du jeu, personne ne sait ce qui fonctionne. On essaie et on voit ce qui fonctionne.”

Le distributeur de jeu allemand Application System Heidelberg est lui venu avec un concept différent où le joueur doit résoudre des puzzles et utiliser la lumière pour faire éclore des fleurs : le jeu s’appelle Carpe Lucem et il s’agit de saisir la lumière. Le directeur de Application System Heidelberg, Volker Ritzhaupt, explique qu’il s’agissait d’offrir aux joueurs une possibilité de se familiariser dans le calme avec la réalité virtuelle.

“On voulait créer une expérience apaisée pour découvrir la réalité virtuelle, sans rendre les gens malades, alors c’est très méditatif, pas rapide, un jeu sans pression.”

Pour les visiteurs qui trouvaient un peu trop calme Carpe Lucem, ils pouvaient aussi essayer quelques-uns des nouveaux jeux sur PlayStation en réalité virtuelle, dont certain étaient présentés pour la première fois.