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L'horreur des prisons syriennes

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L'horreur des prisons syriennes

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Amnesty International veut alerter contre le régne de la torture et de la barbarie dans les prisons syriennes. Depuis le début de la guerre, en mars 2011, et jusqu’en décembre 2015, près de 18 000 détenus ont trouvé la mort. Une moyenne de plus de 300 décès par mois selon l’organisations de défense des droits de l’homme, Human Rights Data Analysis Group, qui estime que le bilan est sous-évalué.

Salam Othman, un avocat d’Alepp, arrêté pour avoir organisé une manifestation pacifique raconte : “ quand nous sommes arrivés, nous avons entendu les gardes crier. Ils étaient très contents d’accueillir de nouveaux prisonniers. Dès qu’ils ont ouvert la porte du fourgon, chaque garde a attrapé un détenu et s’est mis à le battre.”

Diab Serrih, un activiste de Damas, arrêté pour avoir critiqué le gouvernement en mars 2006, a été incarcéré 5 ans à Saydnaya. “Saydnaya est une prison où règne le silence, un silence oppressant. Personne n’a le droit d‘élever la voix, encore moins de parler librement. Qui ose élever la voix s’expose à être puni ou battu. On voit régulièrement sur les réseaux sociaux des photos de personnes qui, à leur arrivée en prison, pèsent 100 kilos et à leur sortie, n’en pèsent plus que 45 ou 40.”

A travers la reconstruction en 3D de la prison de Saydnaya, prison tristement célèbre, située en périphérie de Damas, Amnesty International tente de recréer les conditions de vie inhumaines décrites par les 65 détenus qui ont accepté de témoigner.

Pour réaliser cette reproduction, l’ONG a fait appel à une équipe de spécialistes graphiques. Christina Varvia, la coordinatrice du projet pour Forensic Architecture explique : “ce que nous essayons de faire, c’est de créer l’histoire de cette prison et de parler au nom de ceux qui sont toujours enfermés là-bas, parce que c’est loin d‘être fini.”

Amnesty International en appelle à la communauté internationale, en particulier aux Etats-Unis et à la Russie, pour que les exactions cessent.

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