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Au Yémen, le judo pour oublier la guerre

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Au Yémen, le judo pour oublier la guerre

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Des scènes de guerre quotidiennes : voilà dans quel environnement se démène Hesham Al-Hulaibi. Ce judoka émérite vit dans la ville de Taiz située entre Sanaa et Aden, dans le sud-ouest du Yémen. Une localité en proie depuis l’an passé aux affrontements entre les rebelles Houthis et une coalition de pays arabes emmenée par l’Arabie Saoudite.

Hesham Al-Hulaibi donne des cours de judo aux plus jeunes avec les moyens du bord, dans un gymnase informel : “Le sport, c’est ce qui me permet de croire en l’avenir. Ici, il n’y a pas de travail. Le sport est une façon pour nous tous d’exprimer notre frustration.”

Marié et père de deux enfants, il doit d’abord penser à sa famille avant de songer à sa carrière avec une priorité : trouver des moyens de subsistance, autrement dit de la nourriture et de l’eau potable.

Depuis que le conflit a éclaté, il ne peut plus partir à l‘étranger pour y disputer des compétitions. De ses tournées en Asie, il ne lui reste que quelques trophées, des médailles et des albums de photos. Cela ne l’empêche pas de continuer à s’entraîner, comme il peut et quand il peut…

“Personne ne peut prévoir son emploi du temps en ce moment. Vous essayez d’abord d’obtenir votre pain quotidien, alors comment – dans ces conditions – réussir à pratiquer son sport ?”

C’est sur le toit de sa maison qu’il effectue ses exercices de musculation avec des appareils qu’il a lui-même confectionnés. En espérant qu’un jour, il pourra assouvir sa passion sans craindre pour sa vie et pour celle de ses proches…

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