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Gabon : 200 arrestations, le QG de Jean Ping attaqué

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Gabon : 200 arrestations, le QG de Jean Ping attaqué

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L’insurrection continue de gagner les rues de Libreville, la capitale gabonaise, depuis l’annonce hier des résultats contestés de l‘élection présidentielle, qui donnent la victoire au président sortant Ali Bongo.

Le siège de l’assemblée nationale a été incendié, en réponse le quartier général du candidat malheureux Jean Ping, a été pris d’assaut par l’armée tôt ce matin. Des témoins cités par RFI affirment que les militaires ont tiré à balles réelles dans le bâtiment, Jean Ping annonce deux morts et plusieurs blessés dans ses rangs.

Selon le porte parole de la présidence, c’est dans le QG de Jean Ping qu‘étaient repliés les “criminels” qui ont brûlé le siège de l’assemblée nationale. La police évoque l’arrestation de plus de 200 pillards.

Alors que les émeutes se poursuivent, les chefs de la diplomatie européenne et françaises ont appelé au calme et demandé la publication détaillée des résultats.

“La France est préoccupée par la situation au Gabon”, a déclaré le ministre français des Affaires étrangères. “Pour envoyer un signal fort de transparence, nous demandons à ce que les résultats de l‘élection soient publié bureau de vote par bureau de vote”, a-t-il ajouté.

Ali Bongo Ondimba, au pouvoir depuis 2009 mais dont le père a régné sur ce pays pétrolier d’Afrique centrale près d’un demi-siècle, a revendiqué la victoire dimanche, le lendemain du vote. D’après les résultats officiels il compte 6000 voix d’avance sur plus de 600 000 inscrits.

Des chiffres contestés par son opposant Jean Ping, qui s‘était lui aussi déclaré vainqueur avant l’annonce des résultats. Il dénonce une fraude et réclame le recomptage des voix dans tous les bureaux de vote.

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