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Islam Karimov, un quart de siècle de pouvoir autoritaire en Ouzbékistan

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Islam Karimov, un quart de siècle de pouvoir autoritaire en Ouzbékistan

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Au pouvoir pendant plus d’un quart de siècle, Islam Karimov “était à lui seul l’Etat tout entier qu’il a dirigé avec une poigne de fer”. Né en 1938, il a gravi tous les échelons de l’appareil du parti communiste à l‘époque de l’URSS.
Son long règne est associé à des mandats présidentiels obtenus après des victoires écrasantes et une participation présentée comme massive à chaque élection. Il est le seul dirigeant qu’a connu le pays depuis son indépendance en 1991.

Fin 2001, l’Ouzbékistan devient pour quelques années un partenaire fréquentable et un allié stratégique des États-Unis, le président ouvre son territoire et ses bases aériennes aux militaires américains qui combattent en Afghanistan avant de les expulser en 2005.

Sur le plan intérieur, le chef de l’Etat exerce sur sa population une répression sous couvert de lutte contre le terrorisme. En 2005 à Andijan, le président ordonne à l’armée d’ouvrir le feu sur des milliers de civils qui manifestaient pour dénoncer la corruption. Le décompte des victimes n’a jamais pu être vérifié de manière indépendante. Les autorités évoquent 187 morts, alors que d’autres sources estiment le nombre de victimes entre 500 et 1000.

Le président Karimov est réélu à la tête du pays pour un nouveau mandat de cinq ans en mars 2015 avec plus de 90% des voix lors d’un scrutin sans surprise ni réelle opposition et en dépit des critiques des observateurs occidentaux>> qui dénoncent de nombreuses irrégularités.
Accusé par des ONG d’avoir régulièrement truqué les élections et arrêté arbitrairement des centaines d’opposants, Islam Karimov a également été critiqué par l’ONU pour avoir permis l’usage de la torture.

Le 27 août 2016, l’autoritaire président Islam Karimov, se trouve en réanimation, victime d’une hémorragie cérébrale. Sa disparition pose la question de sa succession. Une lutte pour le pouvoir risque de s’ouvrir. Mais une chose est sûre : les autorités ouzbèques vont devoir faire face à une situation sans précédent dans l’histoire post-soviétique.

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