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Lego investit pour conquérir le monde

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Lego investit pour conquérir le monde

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Lego victime de son succès : le fabricant danois de jouets a vu son bénéfice net fondre de 1,8% au premier semestre à 3,5 milliards de couronnes danoises, soit 468 millions d’euros.

Non que les affaires ne se portent mal, au contraire : les profits sont essentiellement entamés par d’importants investissements pour répondre à la forte demande. Le numéro deux mondial du secteur a ainsi misé sur l’agrandissement de ses capacités de production et a recruté à tour de bras.

Globalement, ses ventes ont progressé de 11% de janvier à juin par rapport au premier semestre 2015, emmenées par l’Europe et l’Asie. Elles ont stagné aux Etats-Unis où Lego s’est fait discret pour ne pas stimuler une demande à laquelle ses infrastructures ne pouvaient pas répondre.

Lego maintient par ailleurs son objectif de produire toutes ses briques dans un matériau renouvelable à l’horizon 2030.

L’interview : John Goodwin, directeur financier de Lego

Anne Glémarec, euronews :

Peu d’entreprises européennes font prévaloir l’investissement sur le profit actuellement. Mais Lego a recruté 3.500 personnes à travers le monde et élargit ses capacités de production en Chine, au Mexique, en Hongrie. Qu’avez-vous en tête ?

John Goodwin, directeur financier de Lego :

“_Actuellement, environ 80% des ventes de Lego se font dans des pays qui rassemblent seulement 20% des enfants de la planète. Nous avons le sentiment qu’il y a de nombreuses opportunités à saisir pour toucher plus d’enfants à travers le globe.

Après une dizaine d’années de croissance à deux chiffres, en termes de ventes, nous avons jugé que le moment était venu d’investir, de recharger nos batteries pour cette nouvelle étape de croissance._”

Anne Glémarec, euronews :

Concentrons-nous sur la Chine, un de vos marchés cibles. Son économie est en perte de vitesse. Quelles sont vos projections de ventes ? Redoutez-vous un impact négatif ?

John Goodwin, directeur financier de Lego :

Pour nous, le marché chinois a un énorme potentiel, principalement du fait des centaines de millions de foyers à qui nous voulons faire découvrir le fantastique univers des jeux Lego.

Anne Glémarec, euronews :

Le climat des affaires s’est assombri en Europe depuis que les Britanniques ont voté pour leur sortie de l’Union européenne en juin. Dans quelle mesure le Brexit affecte-t-il vos affaires et votre stratégie ?

John Goodwin, directeur financier de Lego :

Hmm, le Royaume-Uni est un marché très important pour nous, tout comme le libre-échange. Donc nous surveillons de très près l‘évolution de la situation née du Brexit. Nous voulons nous assurer que nous pourrons continuer à offrir aux consommateurs britanniques une extraordinaire expérience de jeu avec nos produits. Aussi, il nous faudra nous adapter à ce changement de circonstances quand les choses se préciseront. Mais c’est quelque chose que nous surveillons attentivement.

Anne Glémarec, euronews :

L’an dernier, le Brésil était un des marchés stars de Lego. Est-ce que vos ventes pâtissent de la crise politique et économique dans le pays ?

John Goodwin, directeur financier de Lego :

Certaines de nos affaires en Amérique latine ont souffert de la récession économique au cours des 12 à 18 derniers mois et par conséquent, nous enregistrons une croissance plus molle sur ces marchés. Mais notre présence sur ces marchés s’inscrit sur le long terme. Donc ce que nous allons faire c’est continuer à repérer les opportunités pour établir la marque Lego et nous espérons que quand ces économies émergeront des difficultés actuelles, nos affaires se rétabliront.

Anne Glémarec, euronews :

2015 a été la meilleure année de l’histoire de Lego, mais Mattel reste le numéro un mondial du jouet. Vous êtes deuxième. Avez-vous les moyens de le déloger ?

John Goodwin, directeur financier de Lego :

Eh bien, ce qui est important pour nous c’est de faire découvrir l’expérience Lego à un maximum d’enfants à travers le monde. C’est notre seul objectif. Que l’on devienne numéro un ou non est vraiment secondaire voire même sans importance au regard du but que nous poursuivons. Parce que, à la fin, ce qui compte pour nous, ce sont les enfants.

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