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Bâtisseurs de cathédrales

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Bâtisseurs de cathédrales

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Des bâtisseurs de cathédrale dans notre édition. On commence en Espagne dans la banlieue de Madrid avec Justo Gallego Martinez. Il a commencé ce projet au début des années 60 et le voilà toujours là à 90 ans passés.

Justo Gallego Martinez : “Ça c’est moi l’ai fait. Je l’ai conçu. Ça c’est sûr. J’ai été aidé et j’ai aussi beaucoup été tout seul. Beaucoup, et je réfléchissais à comment réussir ce projet.”

Un projet fou, devenu un bâtiment de 40 mètres de longs avec ses chapelles attenantes et sa crypte.

Justo Gallego Martinez : “C’est de l’artisanat, c’est rustique. Il n’y a pas de lignes droites, que des courbes. Et c’est encore plus difficile à faire.”

Don justo n’est pas non plus tout à fait seul, des volontaires viennent l’aider de temps en temps.
D’autres comme Angel sont beaucoup plus assidus :
“Je suis venu le voir une fois, et ça m’a plu. Je l’ai vu et je lui ai demandé s’il avait besoin d’aide, il m’a dit ‘oui’. Et c’est comme ça que ça a commencé avec lui. Et puis je suis venu de temps en temps, pas tous les jours, puis les week end parce que j’avais mon travail pendant longtemps et là ça fait des années que je ne suis pas sorti d’ici.”

Reste la quête de ce Facteur cheval espagnol pour qui l’a construction est peut-être plus importante que l’inauguration d’une cathédrale qui n’est pas programmée à court terme.

A Lodi à quelques kilomètres de Milan c’est une tout autre cathédrale qui se dresse comme un hommage à l’artiste italien Giuliano Mauri disparu en 2009. Ici pas de marbre ou de pierre mais des structures de bois tuteurs d’une future cathédrale de verdure.

Francesca Regorda est la petite fille de l’artiste : “La cathédrale pour Giuliano Mauri est une oeuvre d’art qui représente le mieux son idée , sa poésie, sa philosophie d’artiste. Pour lui c‘était une oeuvre qui représentait beaucoup de travail mais aussi beaucoup de bonheur c’est une idée de magnificence, un travail sur la croissance, sur la vie, la cathédrale végétale vit au vrai sens du terme.”

Voici le premier édifice de Mauri. Il l’a construit en 2001 dans le cadre d’une exposition d’art contemporain. En 15 ans la nature a pris ses droits.

Francesca Regorda : “Son travail a un vrai respect pour la nature. Ils entrent en symbiose. Il ne va pas construire quelque chose de nouveau. Il disait toujours “je n’invente rien je réalise quelque chose que me suggère la nature,quelque chose qui aurait pu être là depuis toujours.

Après la disparition de Giuliano Mauri, sa famille poursuit son oeuvre. Cette cathédrale posthume sera terminée cet automne.

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