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Des tensions sur la politique d'asile, Merkel garde le cap

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Des tensions sur la politique d'asile, Merkel garde le cap

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Près d’un million de réfugiés sont arrivés en Allemagne en 2015. Le pic de ce flot humain a été atteint il y a un an, lorsque la chancelière Angela Merkel a décidé de leur ouvrir les frontières. Le drame des Syriens a provoqué un énorme élan de solidarité en Allemagne. Hommes, femmes, enfants ont été accueillis à bras ouverts, pratiquement sans limite, sans contrôle.

Mais cette générosité n’a pas fait l’unanimité. En janvier dernier, en Bavière, Horst Seehofer, chef du gouvernement régional et de la CSU, le parti frère de la CDU d’Angela Merkel, demande des contrôles aux frontières et un plafond de 200 000 réfugiés par an.

Et puis, en juillet, l’Allemagne est visée par quatre attentats en une seule semaine : trois sont commis par des demandeurs d’asile, dont deux revendiqués par Daech.

Dans une vidéo postée par Etat islamique, un jeune réfugié afghan se dit soldat du califat et annonce l’attaque à la hache qui a lieu le 18 juillet dans un train circulant près de Würzburg. Quatre passagers sont blessés et, dans sa fuite, il blesse une femme avant d‘être abattu par la police.

Le 24 jullet, l’auteur de l’attaque à la bombe d’Ansbach est un Syrien dont la demande d’asile avait été refusée. L’homme est mort en faisant exploser une bombe sans faire d’autres victimes.

L’Allemagne est profondément choquée pas ces attaques qui ont
contribué à alimenter le mécontentement d’une partie de l’opinion contre la politique d’asile d’Angela Merkel.

Résultat, dans les urnes, lors de plusieurs élections régionales, beaucoup d‘électeurs se sont tournés vers le parti xénophobe, Alternative pour l’Allemagne, l’AfD.

Les manifestations pro-AfD alternent avec celles en faveur des réfugiés.

Les autorités allemandes ont maintes fois appelé à ne pas faire l’amalgame entre migrants et “terroristes” tout en reconnaissant que des jihadistes avaient pu se glisser dans le flot de réfugiés.

Mais cela n’a pas fait vaciller Angela Merkel dans sa politique d’ouverture, il y a quelques jours, elle déclarait :

Le terrorisme n’est pas un problème qui est arrivé avec les réfugiés. Mais parce que chaque individu réfugié ici n’arrive pas ici avec de bonnes intentions, nous allons continuer à renforcer la sécurité chez nous. La population, ici, est en droit d’attendre que nous fassions tout ce qui est humainement possible de faire en matière de sécurité.

Une droiture qui lui a coûté une chute de popularité, à elle et à la CDU, à un an des élections législatives de 2017 alors qu’elle prévoit de briguer un quatrième mandat.

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