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La panique et l'angoisse à Paris lors d'une fausse alerte attentat

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La panique et l'angoisse à Paris lors d'une fausse alerte attentat

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C‘était, une fausse alerte, qui a provoqué un déploiement impressionant de forces de l’ordre.

En plein coeur de Paris, dans le quartier de Châtelet, plusieurs personnes ont appellé la police dans l’après-midi, depuis l‘église St-Leu, situé rue St-Denis, évoquant alors une prise d’otage.

En moins de 10 minutes, les brigades d’intervention sont en place, tout le quartier est bouclé, mais il n’y avait aucun assaillant ni attentat en cours…

Dans ce quartier commerçant et touristique, particulièrement fréquenté le samedi, des habitants ont été évacués ou confinés. “Des policiers armés sont entrés dans mon immeuble et ressortis”, a raconté à l’AFP un riverain, sous couvert d’anonymat. “Je suis descendu dans la rue, tout était bouclé et des policiers armés étaient postés au coin de l‘église, ils nous ont crié de rentrer chez nous”.

Aux alentours de 16H30, la préfecture de police avait annoncé sur Twitter une “intervention en cours” et appelé à “éviter le secteur”, sans préciser le motif de cette opération.

Via l’application pour smartphone SAIP (Système d’alerte et d’information aux populations), les autorités avaient délivré un message “église – alerte attentat”. Pour certains, cela a contribué à nourrir les inquiétudes, alors que sur les réseaux sociaux des internautes évoquaient – pêle-mêle et avec ou sans conditionnel – “attentat” ou “prise d’otages”.

“Par précaution, le système d’alerte aux populations SAIP a été immédiatement déclenché”, a expliqué Bernard Cazeneuve, le ministre de l’Intérieur, saluant “la grande réactivité des forces de l’ordre et leur très grand professionnalisme en toutes circonstances, au service de la sécurité des Français”.

“Il est nécessaire de donner un certain nombre d’informations. C’est un besoin pour une prise maximale de précaution”, a justifié le porte-parole du ministère Pierre-Henry Brandet lors d’un point presse organisé près de la zone d’intervention.

Pour le Premier ministre Manuel Valls, la menace terroriste reste “maximale” en France.

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