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Biennale de la danse à Lyon : un défilé coloré, mais confiné

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Biennale de la danse à Lyon : un défilé coloré, mais confiné

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Pour la onzième édition du défilé de la Biennale de la danse ce dimanche à Lyon, le traditionnel cortège dans le centre-ville a été pour la première fois, cantonné dans le stade de Gerland par des raisons de sécurité après les récentes attaques terroristes qui ont touché la France. Pas de quoi entamer l’enthousiasme des participants. “C’est génial,” nous lance une danseuse qui s’apprêter à défiler.

Diversité des influences

Cette parade chorégraphique qui s’inspire du célèbre carnaval de Rio et qui a été inaugurée en 1996 reste malgré la météo du jour, le temps fort d’un festival de danse qui tous les deux ans, se décline en une série de spectacles sur deux semaines.

“Evidemment, il y a le mauvais temps, il y a la pluie, mais les gens qui défilent sont très motivés, ils ont envie de faire leur défilé, assure Dominique Hervieu, directrice artistique de la Biennale. Les spectateurs sont protégés par les tribunes, donc c’est mieux que dans la rue (…) et ce qui est important, c’est que le défilé ait lieu,” dit-elle.

Les influences sont orientale, nord-africaine, celte, hip-hop ou encore futuriste… 4500 danseurs amateurs et quelque 250 artistes professionnels ont défilé devant plusieurs dizaines de milliers de spectateurs… “C‘était vraiment magique, il y a une bonne ambiance et on a vraiment adoré,” lance un membre du collectif “Ensemble contre vents et marées” de Feyzin, Corbas et Saint-Priest.

En résonnance au thème de cette année : “Ensemble”, certains groupes ont voulu faire passer un message de paix comme celui de Vaulx-en-Velin. “On a travaillé sur la mixité, sur la diversité culturelle, donc on a voyagé entre le traditionnel et le contemporain,” indique la chorégraphe Kadia Faraux. “De l’Occident à l’Orient, poursuit sa collègue Maissa Barouche. On est sur la thématique du vivre ensemble : vous avez vu qu’on est sur un défilé inter-générationnel avec des petits, des enfants et des personnes un peu plus âgées et on défend les mêmes valeurs,” explique-t-elle.

“Nous, c’est “ensemble” pour de vrai, pas dans la théorie, mais dans la pratique, ajoute Kadia Faraux. Humainement, c’est très fort tout ce qu’on a fait ensemble avec tout ce public-là,” se réjouit-elle.

Une nouvelle forme pérenne ?

Guy Darmet, directeur artistique de la Biennale de la danse, constate de son côté : “[C’est] la même énergie, la même passion, la même volonté, le plaisir de danser, de montrer qui est présent avec un confort du public qu’on n’avait pas, donc je pense que c’est le départ d’une nouvelle aventure et au bout de vingt ans, se dire qu’il y a un avenir peut-être different, c’est l’optimisme et c’est ce que j’aime.”

En guise de final, le public a été invité à rejoindre les danseurs pour participer à une “Rumba Tarentelle”, un simple moment de partage.

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