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Syrie : Kerry ne veut pas renoncer à la trêve, mais les accusations fusent après l'attaque contre un convoi humanitaire

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Syrie : Kerry ne veut pas renoncer à la trêve, mais les accusations fusent après l'attaque contre un convoi humanitaire

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John Kerry est l’un des rares à y croire encore. Pour le chef de la diplomatie américaine, le cessez-le-feu en Syrie n’est pas mort. Il l’a déclaré à l’issue d’une réunion du Groupe international de soutien à la Syrie.

Mais depuis l’attaque lundi soir d’un convoi humanitaire près de la ville d’Alep, les accusations se succèdent. Niant toute implication, la Russie a diffusé des images filmées par un drone, montrant selon elle que le convoi était accompagné par un pick-up équipé d’un mortier.
Le régime de Bachar al-Assad, allié de Moscou, nie aussi toute responsabilité, tandis que de source officielle américaine, on accuse deux bombardiers russes d’avoir mené un raid sur ces camions transportant l’aide humanitaire.

18 des 31 camions ont été détruits, et 21 personnes tuées. Un drame qui a entraîné la suspension de tous les convois humanitaires de l’ONU en Syrie.

“S’il s’avère que cette attaque impitoyable a délibérément visé des humanitaires, cela serait un crime de guerre, s’est indigné Jens Laerk, le porte-parole du bureau de coordination des Affaires humanitaires de l’ONU. J’appelle à une enquête immédiate, impartiale et indépendante sur cet incident meurtrier. Ses auteurs doivent savoir qu’ils devront un jour rendre des comptes pour ces violations du droit international humanitaire et des droits de l’Homme.”

Le convoi contenait de l’aide sanitaire et nutritionelle mais aussi des médicaments et du matériel chirurgical. Son envoi avait été rendu possible par la trêve initiée le 12 septembre.

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