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Le retour au pays du "boucher de Kaboul"

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Le retour au pays du "boucher de Kaboul"

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Le gouvernement afghan a signé jeudi un accord de paix historique avec le deuxième principal mouvement d’insurgés islamistes d’Hezb-i-Islami.
Un accord au prix fort : en contrepartie, Gulbuddin Hekmatyar, le chef de ce groupe, pourra rentrer au pays. Hekmatyar appelé aussi le “boucher de Kaboul” est considéré comme l’un des pires criminels de guerre afghan.

Mais pour Amin Karim, le représentant d’Hekmatyar l’accord de paix en vaut la peine : “Ce n’est pas un accord de paix entre la République islamique d’Afghanistan et le mouvement Hezb-i-Islami, c’est une base pour une paix plus large, plus grande et plus juste qui inclut toutes les parties du pays.”

Mais à Kaboul, le retour d’Hekmatyar ne passe pas : jeudi des centaines d’Afghans ont manifesté.

Ephémère 1er ministre en 1992 Hekmatyar a beaucoup trop de sang sur les mains.

Pour ce politologue afghan, l’accord de paix en lui-même reste ambigu.

Haroon Mir: “Nous ne sommes pas sûr si cet accord va tenir. Nous savons qu’il y a de nombreux défis et qu’il y a pas mal d’ambiguités dans cet accord entre les deux parties.
C’est donc un bon test pour les négociations futures entre le gouvernement afghan et d’autres groupes d’insurgés tels que les talibans et notamment le réseau Haqqani”.

Menacés dans leur vie quotidienne par les attentats sanglants, les Afghans vont maintenant devoir digérer cet accord de paix avec la bénédiction des Etats-Unis alors que Washington considère toujours Hekmatyar comme un terroriste international.

Avec Agences

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