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Pétrole : l'accord de l'OPEP laisse les marchés sceptiques

Les opérateurs doutent de la capacité du Cartel à appliquer la baisse de production qu'elle promet et de l'engagement des pays non-OPEP.

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Pétrole : l'accord de l'OPEP laisse les marchés sceptiques

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La réunion informelle de l’OPEP à Alger a finalement accouché d’un accord pour doper les cours du brut. Au terme de six heures de négociations, l’organisation des pays exportateurs de pétrole a décidé de ramener sa production de 33,5 millions de barils par jour à un niveau compris entre 32,5 et 33 millions.

Point of view

Il nous fallait accélérer le processus de rééquilibrage en partageant le fardeau de l'ajustement de la production.

Mohammed ben Saleh el-Sada Ministre de l'Energie du Qatar

Un accord historique

Le ministre de l’Energie du Qatar, Mohammed ben Saleh el-Sada, qui présidait la réunion, a souligné un accord historique, le premier de ce type depuis la crise de 2008.
Il nous fallait accélérer le processus de rééquilibrage en partageant le fardeau de l’ajustement de la production entre pays de l’OPEP et les grands producteurs non-OPEP, qui ont déjà signifié leur volonté de coopérer,“ a-t-il commenté.

Rien de concret

Mais faute de détails et de garanties sur sa mise en oeuvre, l’euphorie générale a fait place au doute sur les marchés. Après avoir flambé de près de 6% à plus de 49 dollars le baril à l’annonce de l’accord, le Brent retombait vers les 48 dollars à la mi-séance ce jeudi.

C’est ce qu’explique Richard Hunter, responsable de la recherche chez Wilson King Investment. “il y a une part de scepticisme quant à l’application réelle de ces baisses de production, en tout cas sur la base des expériences du passé. Et bien sûr, à part cela, il y a la question de savoir si des pays qui ne sont pas dans l’OPEP vont vraiment s’engager, notamment la Russie.

Rendez-vous le 30 novembre

Le Cartel tente de rassurer en promettant de s’atteler aux détails lors de sa prochaine réunion à Vienne le 30 novembre. La Russie pourrait y être conviée.

Reste que si l’Iran, le Nigeria et la Libye sont exemptés, cet accord risque de ne pas régler le problème de l’offre excédentaire.

Avec AFP, Reuters, APTN.