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27 ans de travaux sur l'autophagie, la clef d'un Nobel de médecine


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27 ans de travaux sur l'autophagie, la clef d'un Nobel de médecine

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Le Japonais Yoshinori Ohsumi s’est vu remettre le prix nobel de médecine 2016 et la somme de 834 000 euros pour ses travaux de recherche sur l’autophagie, un processus de nettoyage et surtout de “recyclage” dans la cellule.

Et c’est à Stockholm, depuis l’Institut Karolinska, que Thomas Perlmann, secrétaire du comité nobel de médecine, a annoncé l’attribution du prix à Yoshinori Oshumi “pour ses découvertes des mécanismes de l’autophagie.”

Cela fait 27 ans, que ce biologiste nippon travaillent sur ces recherches à l’université de Tokyo, où il a presque fait toute sa carrière.

Le concept d’autophagie (qui signifie “se manger soi-même”) est apparu dans les années 1960.

Les difficultés à étudier le phénomène faisaient qu’on en savait peu, jusqu‘à ce que, dans une série d’expériences au début des années 90, Yoshinori Ohsumi utilise de la levure de boulanger pour identifier les gènes essentiels à l’autophagie et montrer qu’un mécanisme similaire est employé dans nos cellules.

Il a ainsi trouvé des clefs essentielles à la connaissance du vieillissement et de la réponse du corps à la faim et aux infections.

Grâce à l‘élimination des protéines et organites endommagées, l’autophagie favorise le renouvellement cellulaire. L‘échec de l’autophagie est donc associé au vieillissement cellulaire et à de nombreuses maladies liées à la vieillesse telles que la maladie d’Alzheimer et le diabète de type 2. Enfin, trop d’autophagie peut entraîner des effets indésirables comme par exemple dans le cancer, où l’autophagie peut favoriser la croissance des cellules tumorales et leur résistance à certains traitements contre le cancer“, a expliqué Maria Masucci, professeure en virologie du département de biologie de l’Institut Karolinska.

Une insuffisance d’autophagie peut également entraîner obésité ou certaines maladies cardiovasculaires ou intestinales, voire de l’arthrose.
Et les mutations des gènes de l’autophagie peuvent aussi provoquer des maladies génétiques.

En attendant les résultats des multiples recherches lancées sur le sujet depuis la parution des résultats de Yoshinori Oshumi, et les essais cliniques chez l’humain (cela pourrait prendre quelques années), on peut déjà doper son autophagie grâce à son alimentation, avec le resvératrol, un antioxydant contenu dans le vin rouge, certains fruits et le chocolat, ou encore la spermidine, une autre arme secrète anti-vieillissement, présente notamment dans le roquefort, selon Patrice Codogno, un spécialiste de l’Inserm.

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