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Les Casques blancs syriens : des héros anonymes

Qui sont les Casques blancs syriens ?

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Les Casques blancs syriens : des héros anonymes

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Qui sont les Casques blancs syriens ? Des volontaires et des bénévoles qui risquent leur vie pour sauver celles des victimes des bombardements dans les zones rebelles. Ils appartiennent à la Défense civile syrienne.

Point of view

Ces 8 derniers jours, nous avons été témoins d'une féroce campagne contre Alep. Nous avons enregistré 1 700 frappes aériennes sur la ville. 19 d'entres elles ont été menées avec des bombes perforantes anti-bunker. Et 200 autres avec des bombes à fragmentation.

Raed al-Saleh Chef des Casques blancs syriens

Non-armés, organisés, ils filment régulièrement leurs interventions. L’organisation a fait ses débuts en 2013. Depuis, de quelques centaines de bénévoles, ils sont passés à 3 000 volontaires, qui, petit à petit, sont devenus des experts dans le sauvetage de personnes piégées dans les décombres.

Cette organisation se veut apolitique, mais elle est accusée par Moscou et Damas d‘être proche des terroristes. Elle est aidée et soutenue par des pays occidentaux, arabes, et des ONG internationales qui leur fournissent argent et matériel.

A Washington, la semaine dernière, devant le think-tank “Atlantic council”, le chef de l’organisation, Raed al-Saleh, expliqué que la partie est d’Alep mourrait sous les bombes, il demandait à ce que les civils, pris au piège, soient entendus :

Ces 8 derniers jours, nous avons été témoins d’une féroce campagne contre Alep. Nous avons enregistré 1 700 frappes aériennes sur la ville. 19 d’entre elles ont été menées avec des bombes perforantes anti-bunker. Et 200 autres avec des bombes à fragmentation et des armes qui sont internationalement interdites.

Nous avons 120 volontaires Casques blancs dans la ville d’Alep aujourd’hui. 12 ont été blessés et donc, avec ce qui se passe, nous essayons de mettre sur pied des sessions de formation dans la ville pour recruter d’autres volontaires.

Les secouristes des Casques blancs viennent de toute la Syrie et de tout horizon. Parmi eux, des boulangers,des ingénieurs, des professeurs qui ont appris sur le tas, ou, pour certains, qui auraient reçu des formations en Turquie.

Des images très fortes ont été tournées à Idlib le 29 septembre dernier. Depuis, elles ont fait le tour du monde, ou du moins, des réseaux sociaux.

Après des frappes aériennes qui ont fait 21 morts ce jour-là, on y voit un secouriste qui vient de sortir des décombres, au bout de deux heures, avec la petite Wahida, 4 mois, recouverte de poussière, blessée au visage, mais vivante. Le casque blanc est en larmes. Ils venaient aussi de sauver sa mère.

Selon leur site, depuis 2013, l’organisation de Défense civile syrienne aurait sauvé plus de 62 000 personnes et perdu 145 volontaires dans leur mission.

Le 23 septembre dernier, à Alep, trois des quatre centres de la Défense civile syrienne ont été touchés par des raids aériens.

La veille, les casques blancs syriens avaient reçu le prix nobel alternatif des mains de la fondation suédoise Right Livelihood.

En lice pour le Nobel de la Paix, les Casques blancs syriens font l’objet d’une campagne de soutien immense sur les réseaux sociaux et pas seulement. Mais ils font aussi l’objet d’une contre-campagne, notamment dans les médias russes.