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Judo : la Hongroise Abigel Joo se promène à Tachkent


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Judo : la Hongroise Abigel Joo se promène à Tachkent

Scène inhabituelle lors de la troisième et dernière journée du Grand Prix de Tachkent. En demi-finale des moins de 100 kilos, l’Azéri Jalil Shukurov bat le Tadjik Saidzhalol Saidov par ippon avec un tai-otoshi au bout de dix secondes de combat. Mais il se blesse aussitôt, tout seul, en célébrant sa victoire sur le tatami. Rien de grave puisqu’il peut ensuite participer à la finale où il s’incline finalement devant l’Ouzbek Soyib Kurbonov.

L’hymne ouzbek retentit à plusieurs reprises ce samedi avec en point d’orgue la cérémonie protocolaire dans la catégorie des moins de 90 kilos. Sur le podium, trois judokas locaux dont deux qui étaient face à face en finale. D’un côté, Yakhyo Imamov qui avait notamment remporté le Grand Chelem de Paris en 2013 et le Grand Prix de Budapest l’an passé. De l’autre, Davronbek Sattorov qui voit la victoire lui échapper pour un petit yuko.

Chez les lourds, le double champion olympique en titre Teddy Riner n’avait pas fait le déplacement, pas plus – par exemple – que les Japonais, les Cubains ou les Brésiliens. En leur absence, le Kazakh Yerzhan Shynkeyev remporte son premier tournoi sur le circuit mondial. Il s’impose aux dépens du Russe Andrey Volkov, vainqueur cette année du Grand Chelem de Tyumen.

Logique respectée dans la catégorie des moins de 78 kilos avec le succès de la grande favorite, Abigel Joo. La Hongroise, numéro 9 mondiale et médaillée de bronze européenne en 2013, ne rentre dans le tournoi qu’en demi-finale. Elle remporte son premier combat par ippon, puis le deuxième – la finale donc – par waza-ari avec un uchi-mata qui renverse la Kazakhe Albina Amangeldiyeva.

Pedro Lasuén, notre envoyé spécial à Tachkent, lui a posé quelques questions : Deux combats, une médaille d’or. Est-ce que c’est la victoire la plus facile de votre carrière ?

Abigel Joo : “Oui, et c’est justement la raison pour laquelle je suis venue ici. J’espérais que cette compétition serait aussi facile.”

Pedro Lasuén : Vous avez gagné par ippon au bout de 15 secondes en demi-finale. Mais la finale a été plus disputée. Qu-est-ce qui s’est passé ? Qu’est-ce qui a fait la différence ?

Abigel Joo : “En finale, la fille qui était mon adversaire était plus petite que moi, et c’est difficile de faire du judo contre des filles de sa taille. Elle était bien plus forte que mon adversaire de la demi-finale. Heureusement, à la dernière minute du combat, j’ai réussi à faire ce que je voulais, à placer mon ô-uchi-gari.”

Pedro Lasuén : Avec 6 victoires et un total de 20 médailles, les judokas ouzbeks ont respecté le contrat sportif et moral signé avec leur public. Mais surtout, le Grand Prix de Tachkent a permis de révéler les jeunes pousses ouzbèkes. Des femmes et des hommes – tous jeunes – qui incarnent la relève dans un pays dont les succès sportifs grandissent de manière exponentielle depuis l’indépendance en 1991.

On termine avec l’action du jour, ou plutôt les actions du jour, avec d’abord Abigel Joo qui n’a besoin que de 15 secondes pour remporter par ippon sa demi-finale contre Zarina Raifova, seulement 76e du classement mondial. Ensuite avec Davronbek Sattorov, sacré chez les moins de 90 kilos et auteur d’un ippon spectaculaire lors de son quart de finale contre le Kazakh Meirambek Zhangabay.

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