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Un an de deuil national après la mort du roi de Thaïlande

Un long silence, de neuf minutes. C’est ainsi que le parlement thaïlandais a rendu hommage au roi, dont la mort a été annoncée à la mi journée. Bhumibol Adulyadej a succombé à la maladie, à 88 ans, après 70 ans d’un règne ayant fait de lui le plus vieux monarque du monde en exercice.

En jaune, la couleur de la royauté, toute la Thaïlande le pleure. Un an de deuil proclamé, pour rendre hommage à ce roi autoritaire mais considéré comme le seul ciment d’un pays divisé politiquement. Son fils lui succèdera, mais pas immédiatement. Le Premier ministre Prayuth Chan-ocha, issu de la junte militaire, précise que le futur roi ne souhaite pas prendre ses fonctions tout de suite, afin de pouvoir partager le deuil des Thaïlandais, et prendre le temps d’honorer son père.

De quoi perturber un peu plus les Thaïlandais qui le sont déjà, inquiets pour la stabilité d’un pays soumis à de nombreuses crises ou coup d’Etat ces dernières années.

“La Thaïlande doit être forte et avancer, dit un jeune Thaïlandais au bord des larmes. Nous devons rendre le roi fier de nous, quand il nous regardera de là haut.”

Bhumibol Adulyadej avait un statut de demi-dieu, héritage de décennies de culte de la personnalité. Ses portraits sont omniprésents et une loi parmi les plus sévères du monde réprime les crimes de lèse-majesté.

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