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La lutte contre le terrorisme, thème d’une conférence organisée au Parlement européen

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La lutte contre le terrorisme, thème d’une conférence organisée au Parlement européen

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« Comment lutter contre le terrorisme d’aujourd’hui ? » Pour les intervenants de cette conférence qui s’est tenue au Parlement européen, à Bruxelles le mercredi 19 octobre, il n’y a pas de réponse simple à la question posée. Education, tolérance et coopération en matière de sécurité ont ainsi été au centre des débats de cette table ronde organisée sous l’égide de lAPEMA (l’Association européenne de presse du monde arabe).

Les participants ont tous insisté sur la nécessité d’affronter le fléau du terrorisme qui menace le monde dans son ensemble. L’ex-ministre de la Défense française et responsable des relations avec la péninsule arabique au Parlement européen, Michèle Alliot-Marie, a souligné la nécessité d’une coopération mondiale, en particulier avec les pays arabes et musulmans. La coopération doit être renforcée au niveau des services secrets mais aussi en matière d’éducation. Madame Alliot-Marie a indiqué que « tout le monde doit comprendre que l’Islam n’est pas le véritable motif du terrorisme». Evoquant le problème des Européens partis en Syrie ou en Iraq pour faire la guerre et revenus ensuite dans leurs pays d’origine, où certains ont été arrêtés après ce retour, elle a déclaré qu’il est important de se comporter avec eux en respectant trois principes : « la persuasion, la communication et l’intégration».

Jamal Sanad Al-Suwaidi, directeur général du Centre émirati de la recherche et des études stratégiques, a, lui, affirmé que la terreur n’a pas commencé dans les pays européens mais au Liban, en Irak ou en Syrie. Il a souligné que la lutte contre le terrorisme doit se faire par l‘éducation, la culture. Ce n’est pas qu’une question de police et de services secrets. D’après lui, Il faut apprendre la « tolérance et l’acceptation de l’autre dans nos écoles ». Mais il a également averti que dans certaines mosquées, des imams prêchent pour le terrorisme et invitent les croyants à rejoindre le groupe Etat islamique. Lors de son intervention le Dr. Swaidi a également déclaré qu’ «il ne faut pas parler uniquement de droits de l’homme en ce qui concerne les meurtriers, mais aussi parler de droits de l’homme concernant les victimes», des propos déjà présents dans son ouvrage « le Mirage » sur le terrorisme.

Koen Metsu, président du Comité anti-terrorisme au Parlement belge, a souligné que la législation est essentielle dans la lutte contre le terrorisme. Il a également mentionné l’importance de la nouvelle loi qui a permis à la police de perquisitionner des habitations durant la nuit, ce qui était auparavant impossible.

John Gatt Rutter, chef de la division anti-terroriste dans le dispositif européen d’action extérieure, a affirmé que si tous les pays du monde ont un seul motif pour combattre le terrorisme, chaque Etat a son propre programme, différent des autres. Il a aussi mis en avant, comme Michèle Alliot-Marie, la nécessité d’une coopération mondiale, sinon «la tâche sera difficile». Par ailleurs, Il a annoncé que la Commission européenne a créé une nouvelle instance sur la sécurité.

Enfin, Il a déclaré que si faire face aux problèmes liés au phénomène de l’extrémisme est un travail gouvernemental, c’est aussi un travail de coopération et d’échange d’information entre les services de renseignements. Monsieur Rutter a conclu en indiquant que les aides financières étaient également un moyen de lutte contre le terrorisme en contribuant, par exemple, au développement à long terme de pays tels que la Tunisie et l’Egypte.