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Le chaos libyen, cinq ans après Kadhafi


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Le chaos libyen, cinq ans après Kadhafi

Il y a cinq ans, dans la foulée des printemps tunisiens et égyptiens, les Libyens se révoltent à leur tour.

En quelques mois, les rebelles s’emparent de Tripoli et poussent le général Kadhafi à se réfugier dans son bastion de Syrte.

C’est là qu’il y a cinq ans s’achève la première guerre civile libyenne avec le lynchage, devant les caméras du monde entier, de celui qui fut 42 ans à la tête du pays. Le dictateur tombe sous les coups, le pays avec.

La repression sanglante qu’il avait mené contre les rebelles avait poussé les Occidentaux à intervenir.

C’est grâce à l’aide militaire de la coalition menée par la France, la Grande-Bretagne et les États-Unis que le régime tombera huit mois après le début de l’insurrection.

Mais l’aide occidentale en restera là. Et à peine un an plus tard, l’assassinat à Benghazi de l’ambassadeur américain et de trois de ses collègues, est un tel choc, pour les Américains comme pour leurs alliés, qu’il signe la fin de leur présence dans le pays.

Ce sont des salafistes qui signent le crime.

Cinq ans plus tard, le pays est, comme d’autres dans la région, menacé par l’islamisme radical, de Daesh notamment, mais aussi en proie à un chaos sécuritaire et politique qui semble inextricable. Deux élections générales en cinq ans n’y auront rien fait.

Fayez Al Sarraj, récemment reçu à Paris, est le président du Conseil présidentiel et Premier ministre, soutenu par la communauté internationale, reconnu par l’ONU. Mais il ne contrôle désormais quasiment plus rien, en dehors, officiellement, de Tripoli et l’ouest du pays. L’est, surnommé le gouvernement de Tobrouk, est aux mains du général Haftar. Le sud-ouest est tenu par les Touaregs.

À cette partition politique se mêlent plusieurs factions.

Sur la zone contrôlée par Haftar, l’armée nationale libyenne et la tribu toubou.

À l’ouest la milice Farj Lybia, le bras armé du gouvernement de Tripoli, les Touaregs.

Au nord, Daesh.

Sarraj n’a jamais reçu l’aval du parlement de Tobrouk tel que cela était prévu dans les accords conclus en décembre 2015. Dernier avatar en date, l’arrivée d’un troisième homme, Khalifa Ghweil, l’ancien chef de gouvernement qui aurait repris ses fonctions et le contrôle des bâtiments officiels de Tripoli.

Si la situation à Tripoli est confuse, à Tobrouk, en revanche, Khalifa Haftar, l’ancien général du régime de Khadafi s’impose peu à peu sur le terrain militaire dans son offensive face à Daesh et aux troupes de Tripoli, mais aussi sur le terrain diplomatique.

Quant aux civils, leurs conditions de vie se sont nettement détériorées ces cinq dernières années et bon nombre regrettent aujourd’hui l‘époque où ils vivaient sous la dictature.

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