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Sexe drogue torture et meurtre à Hong Kong


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Sexe drogue torture et meurtre à Hong Kong

C’est le premier jour à Hong Kong d’un procès retentissant, la plus importante affaire criminelle en plus de 10 ans dans le territoire du sud de la Chine. Sur le banc des accusés, Rurik Jutting, 31 ans. Deux ans presque jour pour jour après les faits, l’ancien banquier britannique est poursuivi pour les meurtres dans des conditions particulièrement atroces de deux Indonésiennes à Hong Kong.

Sumarti Ningsih et Seneng Mujiasih, âgées toutes d’eux d’une vingtaine d’années, avaient été découvertes mortes dans l’appartement haut de gamme de l’accusé dans un immeuble résidentiel du quartier de Wanchai, le 1er novembre 2014. Le banquier, qui travaillait pour la Bank of America Merrill Lynch, avait lui-même alerté la police.

Rurik Jutting a eu avec sa première victime,
Sumarti Ningsih, des relations sexuelles tarifées. Elle avait cependant proposé de lui rembourser une partie de la somme pour pouvoir partir car il avait été violent. Elle avait accepté à contre-coeur de le rencontrer à nouveau le 26 octobre contre une somme d’argent non précisée. D’après l’avocat général John Reading, il a torturé Sumarti Ningsih pendant trois jours, à l’aide de pinces, de sex toys et d’une ceinture avant de la tuer dans la douche avec un couteau-scie. Des tortures que le trader, apparemment sous l’emprise de la cocaïne, a même enregistré avec son téléphone portable, des images difficilement supportables, selon le juge. Après sa mort,Sumarti est enveloppée dans des bâches en plastique et placée dans une valise, selon M. Reading. Jutting a raconté dans un enregistrement combien il avait aimé la tuer et qu’il n’aurait pas pu mener à bien sa tâche funeste sans cocaïne.

Une fois son meurtre achevé, Rurik Jutting ressort à la recherche d’une nouvelle proie. Le 31 octobre, il rencontre pour la première fois dans un bar Seneng Mujiasih —arrivée à Hong Kong avec un visa de domestique—, et lui propose de l’argent en échanges de relations sexuelles chez lui. Au préalable, il a caché derrière les coussins du sofa deux couteaux et acheté un marteau, un petit chalumeau et des liens en plastique, selon l’accusation. Il lui tranche la gorge peu après. En arrivant sur place, les policiers la trouvent gisant nue dans une mare de sang, avec des entailles au niveau du cou et des fesses. Le corps en décomposition de Sumarti Ningsih, la première victime, sera découvert plusieurs heures plus tard sur le balcon.

Dans le smartphone de Rurik Jutting, la police a retrouvé près de 2000 photos de femmes tuées. Et se demande si le banquier a fait d’autres victimes.

Le fils de très bonne famille originaire du Surrey, ancien étudiant de l’université de Cambridge, a plaidé “non coupable” de meurtres, arguant de sa “responsabilité diminuée” mais a reconnu deux homicides involontaires. Selon plusieurs proches, l’homme aimait organiser des soirées chaudes dans son appartement avec beaucoup de prostituées et autant de drogues. Hong Kong est généralement considérée comme très sûre et cette affaire a révélé sous un jour cru les moeurs de certains jeunes banquiers occidentaux.

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