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En route vers la COP 22 : Agadir mise sur la pêche durable


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En route vers la COP 22 : Agadir mise sur la pêche durable

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Euronews poursuit sa série “en route vers la COP 22”. Le Maroc accueillera la conférence internationale du 7 au 18 novembre prochain. Entre la hausse des températures, l‘élévation du niveau des mers, et l’acidification de l’océan, entre autres, le changement climatique amplifie les phénomènes extrêmes. Dans ce pays, trouver une solution pour minimiser l’impact sur les zones côtières est donc devenu une priorité. Les autorités marocaines ont ainsi mis en place trois initiatives complémentaires, parmi lesquelles la Ceinture Bleue, consacrée aux enjeux liés à la pêche.

Dans ce numéro, direction Agadir afin de voir comment se met en place ce projet, inspiré des recommandations de la FAO, l’organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture. L’objectif consiste à encourager une pêche durable sur l’ensemble de la chaîne de production, pour permettre aux ressources marines de se renouveler, en respectant les écosystèmes. Les bateaux, eux, devront limiter leur consommation d‘énergie et leurs émissions de CO2. “Le Maroc utilise maintenant un système de surveillance des navires de pêche par satellite, le VMS “, explique Abdelkrim Fouat, Président de l’association des propriétaires de navires marocains. “Il est disponible dans tous les bateaux marocains. C’est un bon outil de gestion. On peut suivre leurs unités, connaître précisément la distance parcourue, la position du navire, l’heure à laquelle il quitte le port et celle à laquelle il rentre”.
Pour mieux connaître les phénomènes climatiques de l’Océan Atlantique et de la Méditerranée, l’institut National de Recherche Halieutique a installé une “bouée équipée de capteurs”:
http://www.inrh.ma/fr/actualites/linrh-lance-un-projet-de-mise-en-place-dune-bouee-oceanographique , afin de recueillir des données en temps réel, dans le cadre du projet intitulé “Observation du milieu marin avec un système d’observation en océanographie opérationnelle”. “Nous avons l’ambition de renforcer, d’améliorer et de mettre en place un système d’observation côtier marin”, développe Abdelmalek Faraj, directeur de l’institut National de Recherche Halieutique. “Au Maroc, nous avons commencé par l’installation d’une bouée océanographique et météorologique au large de Dakhla, et nous envisageons d’installer tout un réseau dans la région nord-ouest africaine avec nos pays partenaires”. Pour pallier les effets de la surpêche, le projet mise aussi sur une aquaculture durable, en développant des systèmes d‘élevage en milieu fermé, comme l’algoculture.
“Notre objectif est de développer et de renforcer l’aquaculture”, poursuit Abdelmalek Faraj. “Elle a un potentiel de développement très important, c’est le secteur halieutique qui a connu la plus forte croissance au cours de ces dernières années. Toutefois, notre objectif sera d’y associer un développement durable. Nous voulons encourager le développement de l’algoculture, et c’est pour cette raison qu’au Maroc nous avons plusieurs projets expérimentaux”.

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