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Pour un Maroc plus vert : la société civile à l'initiative


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Pour un Maroc plus vert : la société civile à l'initiative

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A quelques jours de la COP22 à Marrakech, euronews se rend au Maroc pour mesurer l’implication de la société civile marocaine dans la protection de l’environnement. Les associations multiplient les actions notamment en direction des jeunes, mais aussi aux côtés de divers acteurs comme les chiffonniers.

Le Maroc accorde une grande importance aux actions de la société civile en faveur de l’environnement, nous indique notre reporter Daleen Hassan. A Casablanca, plusieurs initiatives de jeunes ont donné naissance à des associations qui œuvrent pour la protection de l’environnement et organisent des campagnes de sensibilisation.

“Quand mes enfants vont grandir, trouveront-ils un endroit sain ?”

Ce jour-là, sur une plage de la ville, une joyeuse troupe de plus de 5000 volontaires se déploie pour une mission “grand nettoyage”. Depuis sa création en 2010, l’association Bahri implique le public en menant des opérations de ce type au Maroc et collabore avec d’autres acteurs.

“Aujourd’hui en tant que jeune Marocain, souligne Saad Abid, fondateur de l’association, je me sens responsable du futur de notre pays : j’ai fait ce projet parce que j’en avais marre de grandir dans une ville qui est polluée et je veux vraiment que dans l’avenir, quand mes enfants auront grandi, ils trouvent un endroit sain. Est-ce qu’ils pourront aller à la plage ? se demande-t-il. Pour le problème des déchets à Casablanca, poursuit-il, on a travaillé avec les chiffonniers parce qu’ils permettent de réduire le volume des déchets.”

La participation des chiffonniers

L’un de ces chiffonniers, c’est Mustapha El Hamri. Chaque jour, il se rend dans des entreprises ou chez des particuliers pour y collecter des bouteilles en plastique ou des cartons avant de les acheminer vers une usine de recyclage. “On veut que ce pays soit propre, on ne veut pas voir de déchets dans les rues, dit-il. J’espère que de plus en plus de gens vont participer à cet effort de recyclage et au tri des poubelles : c’est une démarche bénéfique pour tout le monde,” assure-t-il.

Une autre association cible plus particulièrement les jeunes Marocains pour les inciter à agir en faveur de l’environnement : Zero Zbel communique de manière accrocheuse, sur les nouveaux médias pour faire de la pédagogie. “Aujourd’hui, le Maroc doit relever de nombreux défis environnementaux et pour nous, l’un des éléments-clés consiste à faire évoluer les mentalités, insiste Mamoun Ghallab, son créateur. L’idée, c’est de créer du contenu qui soit accessible à tous et de donner la parole aux jeunes,” résume-t-il.

COP22 : un lieu d‘échanges

Les jeunes auront justement l’occasion de se faire entendre lors de la prochaine COP22. C’est ce qu’assurent ses organisateurs : la conférence sur le climat se veut un lieu d‘échange entre société civile et gouvernements.

“Durant toute la COP, assure Driss El Yazami, chef du pôle de la société civile au sein de la COP 22, les associations et les collectivités territoriales vont pouvoir exprimer leurs propositions, leurs projets et leurs activités. Elles vont pouvoir négocier avec les gouvernements, interagir avec eux et essayer d’influencer les décisions de la COP, estime-t-il. Dans un pays comme le Maroc ou en Afrique en général, où plus de 50% de la population a moins de 25 ans, il est essentiel d’impliquer les jeunes : s’ils ne s’engagent pas, cette Terre risque d‘être difficilement habitable,” fait-il remarquer.

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