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Tout savoir sur l'affaire des e-mails d'Hillary Clinton


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Tout savoir sur l'affaire des e-mails d'Hillary Clinton

À quelques jours de la présidentielle américaine, Hillary Clinton voit resurgir l’affaire des “e-mails” qui avait empoisonné le début de sa campagne électorale. La candidate démocrate à la Maison-Blanche doit également faire face à de nouvelles révélations de WikiLeaks.

Que reproche-t-on à Hillary Clinton ?

Tout commence en 2009 quand Hillary Clinton devient secrétaire d’Etat, fonction qu’elle occupera jusqu’en 2013. Durant ces années, elle continue d’utiliser une adresse mail personnelle, et non une messagerie officielle, comme l’impose la loi fédérale, toutes les correspondances du Département d’Etat devant être archivées.

L’utilisation de cette messagerie privée sera révélée plus tard par une enquête ouverte après l’attaque contre le consulat américain à Benghazi (septembre 2012), qui vise à déterminer la responsabilité d’Hillary Clinton en tant que secrétaire d’Etat. Les échanges entre cette dernière et ses conseillers sont alors passés au peigne fin. C’est à ce moment-là que les enquêteurs découvrent l’existence d’une adresse mail personnelle.

À la fin de l’année 2014, Hillary Clinton est contrainte de fournir plus de 30.000 e-mails reçus et échangés via ce compte privé. L’affaire éclate dans la presse en mars 2015, peu de temps avant que l’ex-First Lady ne se lance dans la campagne pour la présidentielle. Obligée de se justifier publiquement, elle explique avoir utilisé ce compte pour des raisons pratiques et assure que la plupart de ses messages étaient d’ordre “personnel”.

Plus d’un an plus tard, le 5 juillet 2016, le FBI recommande toutefois de ne pas poursuivre Hillary Clinton dans cette affaire. Le directeur de l’agence fédérale estime “qu’aucune poursuite ne s’impose” tout en reprochant à l’ex-secrétaire d’Etat d’avoir fait preuve d’une “négligence extrême”. Les recommandations du FBI sont suivies par le ministère de la Justice.

Le FBI rouvre l’enquête avant la présidentielle

Le 28 octobre dernier, l’affaire connaît un rebondissement inattendu. James Comey écrit une lettre à des élus du Congrès pour les informer qu’il détient de nouveaux éléments concernant l’enquête. Il affirme que d’autres courriels d’Hillary Clinton ont été retrouvés sur un ordinateur portable d’Anthony Weiner, l’ex-mari d’Huma Abedin, la plus proche conseillère de la candidate démocrate. Mais il ne précise pas le contenu des messages, souligant seulement qu’ils semblent être “pertinents” pour l’enquête.

Le FBI tente notamment de déterminer si ces mails contiennent des informations classifiées. Mais il faudra sans doute attendre des semaines voire des mois avant de connaître le résultat de ces investigations.

En utilisant une messagerie privée, Hillary Clinton a mis en danger la “sûreté de l’Etat”, estiment ses détracteurs, qui évoquent les risques de piratage. Pour Donald Trump, cette affaire est tout simplement “le plus grand scandale politique depuis le Watergate.”

Les dernières révélations de WikiLeaks

Ce lundi 31 octobre, WikiLeaks a publié de nouveaux e-mails qui révèlent qu’Hillary Clinton a reçu en avance des questions qui lui ont été posées lors de débats de la primaire démocrate. Le message, daté du 5 mars dernier, est envoyé par la présidente intérimaire du Parti démocrate, Donna Brazile, au président de la campagne de Hillary Clinton, John Podesta, dont le compte a été piraté.

Avant ces dernières révélations, Wikileaks avait publié le 7 octobre dernier de nombreux e-mails concernant l’ex-secrétaire d’Etat, provenant du compte de John Podesta. On y découvrait notamment des extraits de discours de la candidate démocrate prononcés devant des grandes banques entre 2013 et 2015. Discours dont on apprend qu’ils étaient rémunérés. Les e-mails révélaient aussi les dilemmes de la candidate sur le libre-échange ou encore des conflits entre sa fille Chelsea et Doug Band (proche de Bill Clinton) qui qualifie cette dernière d’“enfant gâtée”. On découvrait aussi les tergiversations dans l‘équipe Clinton concernant les dons provenant de lobbyistes représentant des États étrangers, notamment l’Irak, l’Azerbaïdjan, l’Egypte, la Libye ou les Emirats arabes unis.

Avec AFP

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