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Irak : un centre de soutien pour les femmes victimes de Daesh


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Irak : un centre de soutien pour les femmes victimes de Daesh

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Elles sont en première ligne face aux jihadistes du groupe Etat islamique. Les femmes et les filles paient un lourd tribut à la guerre d’expansion de Daesh. L’organisation radicale utilise la religion pour justifier enlèvements, viols et asservissements.

Il y a deux ans, un centre de soutien aux femmes irakiennes a ouvert ses portes à Dohouk, à l’ouest d’Erbil dans le Kurdistan irakien.

Le traumatisme est immense explique le docteur Naam Nawzat, gynécologue au centre de Dohouk :

“C’est dur, très dur, c’est au-delà de mes capacités. Cela fait deux ans que je m’occupe de ces femmes. Elles sont toutes détruites. Il n’y a pas un cas moins pire que l’autre. C’est à chaque fois plus triste. Vous voyez des fillettes de 9 ans qui ont été violées et vous voyez le traitement brutal et humiliant qu’elles ont subi.”

Le centre apporte une aide médicale et surtout psychologique à ces femmes. Elles sont en majorité yézidies, une minorité religieuse considérée par Daesh comme des “adorateurs du Diable”.

L’une d’elle témoigne de manière anonyme. Elle raconte son calvaire. Elle est restée captive pendant plus d’un an :

“Nous étions des esclaves et j’ai été vendue à cinq hommes différents. J’ai essayé de trouver un moyen de sortir de là. J’ai essayé trois fois de me suicider pour qu’ils ne puissent plus me toucher.”

Comme elle, plus de 800 femmes sont venues dans ce centre cette année. Elles ont toutes été capturées et violées par les jihadistes. La plupart souffre aujourd’hui de dépression.

“Je suis venue voir un médecin à cause de la colère que j’ai en moi. Je ne peux rien gérer, même pas ma petite fille.”

Le Centre de soutien aux femmes de Dohouk est parrainé par le gouvernement régional et le Fonds des Nations Unies pour la population.

“Le monde entier connaît la violence infligée aux femmes et aux fillettes par le groupe Etat islamique. Mais ce n’est qu’une histoire dont on parle aux infos souligne Ramanathan Balakrishnan, le représentant de l’UNFPA en Irak. Il y a un énorme travail à faire pour s’assurer que chacune de ces survivantes puisse retrouver sa vie.”

Si elles sont nombreuses à avoir pu s‘échapper, près de 3000 femmes seraient encore aux mains de l’organisation terroriste.

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