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L'UE réclame 339 000 euros à Marine Le Pen


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L'UE réclame 339 000 euros à Marine Le Pen

Dans une enquête publiée ce lundi, les journaux français Mediapart et Marianne révèlent que l’Office européen antifraude (OLAF) “demande le recouvrement de 339 000 euros versés “indûment” à Marine Le Pen pour l’emploi de deux assistants“ parlementaires à Strasbourg. Les deux assistants, Catherine Griset et Thierry Légier, auraient en réalité travaillé au profit de son parti.

Marine Turchi, journaliste à Mediapart et auteure de l’enquête, explique que l’OLAFs’appuie sur l’article 33 des mesures d’application du statut des eurodéputés (MAS), qui stipule que les fonds débloqués pour employer les assistants doivent correspondre à une activité « directement liée à l’exercice du mandat parlementaire des députés ». En clair, les assistants ne doivent pas être rémunérés pour travailler au sein d’un parti.

Le vice-président du Front national, Florian Philippot, a réagi lundi soir sur la chaîne d’information BFMTV en parlant d’ “une affaire assez comique sur le fond. On reproche à Marine Le Pen d’avoir une assistante.“ Avant d’ajouter : “Désolé mais Marine Le Pen est en même temps présidente du Front et eurodéputée. Que cela plaise ou pas aux Eurocrates et aux Européistes“.

Le journal d’information indépendant rappelle que Marine Le Pen n’est pas la seule élue frontiste visée par ce type de demande de recouvrement : “En janvier, le parlement européen a réclamé 320 000 euros à Jean-Marie Le Pen et 270 000 euros à Bruno Gollnisch, pour avoir respectivement employé, sous la précédente mandature (2009-2014), Jean-François Jalkh, vice-président du parti, et Guillaume Lhuillier, le directeur de cabinet du fondateur du FN.

Selon Mediapart, Bruno Gollnisch fustige “une procédure politique et persécutoire“. Ces deux élus ont par ailleurs “engagé des recours devant la cour de justice européenne.”

L’intégralité de l’enquête est à lire ici sur Mediapart.

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