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La victoire de l'anti-establishment


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La victoire de l'anti-establishment

Un candidat polémique, non conventionnel, mais qui s’impose sans conteste à la convention républicaine :
Donald Trump, le milliardaire et star des médias qui a son étoile sur Hollywood boulevard.

Et le soir du 21 juillet 2016, à Cleveland, plus que jamais, la Maison Blanche lui semble à sa portée :

“Je suis avec vous, je me battrai pour vous, et je gagnerai pour vous !”

Un an plus tôt, le magnat de l’immobilier se lance dans la course à présidentielle.
Personne alors parmi les barons du parti républicain ne prend au sérieux ce personnage haut en couleurs, sans expérience politique, qui au début des années 2000 se disait proche du Parti démocrate :

“Je suis officiellement candidat à l‘élection présidentielle américaine. Nous allons rendre sa grandeur à notre pays !”

Le slogan de Donald Trump claque autant que celui de Barack Obama en 2008. Son aisance, sa désinvolture devant les caméras l’aident à distancer ses concurrents. Il se présente comme l’alternance à l’establisment politique perçu comme figé et déconnecté des réalités quotidiennes. Au risque de perdre l‘électorat hispanique, Donald Trump lance alors sa promesse de construire un mur contre l’immigration

“Quand le Mexique nous envoie ses habitants, ce ne sont pas les meilleurs (…). Ils apportent drogue et criminalité. Ce sont des violeurs (…). Ils viennent de toute l’Amérique latine, de l’Amérique du sud, et probablement du Proche-Orient (…) Je vais construire un très très grand mur, au sud, à la frontière. Et le Mexique paiera pour ce mur !”

Les trois débats présidentiels ne tournent par à l’avantage de Donald Trump qui fait face aux révélations sur son rapport aux femmes. Hillarty Clinton paraît plus calme et mieux maîtriser ses dossiers quand Donald Trump s’embourbe dans les justifications :

“Je n’en suis vraiment pas fier, mais cela s’est produit. Si vous regardez Bill Clinton, c’est bien pire. Moi ce ne sont que des mots, lui ce sont des actes.”

Le républicain est alors sur la défensive face à une Hillary Clinton qui passe à l’offensive. Mais à seulement quelques jours du scrutin, coup de théâtre. Donald Trump retrouve des couleurs : le FBI annonce la réouverture de l’affaire des mails d’Hillary Clinton passés par un serveur privé quand elle était secretaire d’Etat.

Le milliardaire jubile :

“C’est le plus grand scandale depuis le Watergate. Hillary est celle qui a envoyé et reçu des informations classées sur un serveur non sécurisé menaçant la sécurité du peuple américain.”

Très sûr de lui, Donald Trump, avait lâché cette phrase, surprenante, avant même le verdict des urnes :

“J’accepterai sans réserve les résultats de cette grande et historique élection présidentielle…. si je gagne !”

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