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Décollez avec Thomas Pesquet, le 10e Français dans l’espace


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Décollez avec Thomas Pesquet, le 10e Français dans l’espace

Le temps a été long ce jeudi pour Thomas Pesquet. A 21h20, heure de Paris, le Français et ses coéquipiers, le Russe Oleg Novitsky et l’Américaine Peggy Whitson, décollent du cosmodrome de Baïkonour, au Kazakhstan. Ensemble, ils vont rejoindre la Station spatiale internationale où ils resteront pendant six mois. Le jeune homme de 38 ans sera le 10e Français à aller dans l’espace et le premier depuis Léopold Eyharts en 2008.

Thomas Pesquet, avant de prendre la direction de l’espace, n’avait déjà plus les pieds sur Terre. Il a exercé en effet la profession de pilote de ligne avant d’être retenu en 2009 par l’Agence spatiale européenne après un long processus de sélection où seuls six candidats sur 8413 ont été choisis pour intégrer le corps des astronautes européens. Et c’est en 2014 que Thomas a été désigné pour prendre part à la mission qui est partie ce 17 novembre. Là aussi, la préparation et l’entraînement ont été longs et intenses. Nous avions d’ailleurs suivi l’astronaute lors de ces séances.

C’est maintenant de l’histoire ancienne… Avant que l’heure H n’arrive, le jeune homme, qui maîtrise les codes des outils de communication modernes, a partagé avec ses très nombreux “followers” ses derniers instants sur Terre.

Il a également posté sa “playlist” musicale spécial décollage.

Il y a une semaine, Thomas Pesquet s’est prêté à une tradition qui remonte à 1961, lorsque Youri Gagarine avait planté un arbre avant de partir. Depuis chaque astronaute se plie à ce rituel avant d’embarquer pour Soyouz . Comme tous ses prédécesseurs, Thomas a donc planté un arbre dans l’allée des Héros qui se trouve derrière l’hôtel des cosmonautes de Baïkonour.

Sur Terre, l’aventure de Thomas Pesquet, ingénieur de formation qui parle couramment six langues, sera suivie par de très nombreuse personnes à commencer par le premier des Français, François Hollande.

Notre spécialiste des questions spatiales, Jeremy Wilks, a rencontré à de nombreuses reprises Thomas Pesquet. Il donne ses impressions sur le jeune homme :

“La première fois que j’ai rencontré Thomas, c’était il y a quatre ans, au siège de l’ESA, dans le centre de Paris. Et tout de suite, j’ai réalisé que sa réputation de « chic type de l’espace » n’était pas usurpée. Je n‘étais pas là pour l’interviewer, mais je lui ai demandé s’il pouvait nous consacrer une demi-heure face caméra et, sans hésitation, il a dit oui. Je l’ai revu l’année dernière plusieurs fois au Centre européen des astronautes à Cologne. Notre idée était de filmer l’une de ses séances d’exercices « spécial astronaute » dans la salle de gym. Et lorsque nous sommes arrivés, Thomas avait déjà terminé ses deux heures d’entraînement, mais il s’y est remis car un tournage pour la télévision prend du temps. Et après ce moment passé ensemble, il était totalement couvert de sueur ! Il n’a montré à aucun moment des signes d’agacement ou d‘énervement lorsqu’il a dû refaire des mouvements devant la caméra. Il a juste continué à sourire. Thomas a fait un formidable travail pour nous permettre de comprendre les incroyables défis physiques et psychologiques auxquels les astronautes doivent faire face avant, pendant et après leur mission.”

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