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Europe : derniers adieux de Barack Obama

Les principaux dirigeants européens se sont retrouvés ce vendredi à Berlin pour une ultime rencontre avec Barack Obama, qui s’est voulu “prudemment optimiste” sur Donald Trump face au saut dans l’inconnu que représente la future présidence américaine.

Inquiets du devenir des liens transatlantiques et de la pérennité des engagements pris au sein de l’Otan, Angela Merkel, Theresa May, Mariano Rajoy, Matteo Renzi et François Hollande ont retrouvé vers 10 heures le président américain pour la dernière fois avant son départ de la Maison Blanche.

Barack Obama, qui a rendu un hommage très appuyé à Angela Merkel, s‘était déclaré jeudi “prudemment optimiste” sur l’attitude de son successeur, insistant sur “la responsabilité solennelle de cette fonction, qui vous force à vous concentrer, qui appelle au sérieux”. Lors de cette dernière visite en tant que président en Allemagne, il n’a cessé de louer les qualités de dirigeante de la chancelière, “une partenaire extraordinaire”, laissant entendre qu’il souhaitait sa candidature à un quatrième mandat après les législatives de septembre 2017.

Dans un avertissement très clair à son successeur, le dirigeant américain a aussi appelé à ne pas “minimiser” l’importance de l’alliance entre l’Europe et les Etats-Unis. M. Trump, dont les intentions exactes restent floues, a jusqu’ici porté un message protectionniste et plus isolationniste tout en critiquant l’Otan et en prônant un rapprochement avec la Russie. M. Obama a rappelé combien l’Otan, “pierre angulaire de la politique étrangère américaine depuis près de 70 ans“, méritait d‘être défendue avec vigueur des deux côtés de l’océan.

Celui qui quittera le Bureau ovale le 20 janvier, à l‘âge de 55 ans, a exhorté l’Europe à être “forte et unie” dans une période de turbulences. “_L’Union européenne reste l’un des plus grands succès politiques et économiques”, a-t-il martelé tout en soulignant que ces avancées devaient être défendues bec et ongles. La Première ministre britannique Theresa May, qui participe pour la première fois à ce mini-sommet depuis son arrivée au pouvoir, devrait à cet égard être appelée à expliquer les conditions dans lesquelles elle entend mener à bien la sortie de son pays de l’Union européenne.

Avec agence (AFP)

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