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François Fillon ou quand 'mister nobody' crée la surprise


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François Fillon ou quand 'mister nobody' crée la surprise

Une fois de plus, en France cette fois-ci, les sondages d’opinion se sont lourdement trompés. Celui que l’on donnait troisième et hors course durant des mois, termine grand vainqueur de la primaire à droite, avec de grandes chances d‘être le candidat aux prochaines présidentielles (premier tour le 23 avril et second tour le 7 mai 2017).

Les réactions des Parisiens dans les rues étaient unanimes ce matin.

Le très à droite et très discret François Fillon a créé la surprise :

Depuis des mois et des mois, je trace mon sillon calmement, sérieusement, avec un projet précis et puissant. Je ne dévie pas dans ma marche.

Calme, sérieux, c’est très certainement ce qui le caractérise.
Face à celui dont il a été, dans l’ombre, le Premier ministre durant 5 ans et qui le surnommait “son collaborateur”, François Fillon prend aujourd’hui sa revanche.
Premier ministre, plusieurs fois ministre, ce n’est pas un candidat anti-establishment, mais c’est sans aucun doute l’incarnation de l’anti-sarkozysme.

Dimanche soir, celui qui après avoir annoncé qu’il se retirait de la vie politique en 2012, revenait, par “sens du devoir”, a donc quitté la scène, sur une défaite cinglante :

“_Il est donc temps maintenant pour moi d’aborder une vie avec plus de passions privées et moins de passions publiques. Bonne chance à la France, bonne chance à vous, mes chers compatriotes”, déclarait Nicolas Sarkozy, en ayant du mal à quitter la tribune…

Il faut dire que depuis trois ans, Nicolas Sarkozy joue au chat et à la souris avec la justice. L’affaire Bygmalion et celle de la Libye n’en finissent pas de ternir son nom, même s’il a jusqu’alors réussi à échapper aux condamnations.

Le deuxième homme, c’est Alain Juppé. Longtemps considéré comme favori, il fait figure aujourd’hui de force tranquille, de valeur sûre, pourtant ce n’est pas un modèle d’intégrité.

Deux affaires ont empoisonné sa vie politique, dont l’une, celle des emplois fictifs de la mairie de Paris lui a valu un an d’inéligibilité et une traversée du désert, avant un retour au compte-goutte sur la scène politique.

Finalement, ce que les électeurs français ont sanctionné ce dimanche, au-delà de l’ex-président, c’est peut-être bien un système corrompu et l’impunité des politiques.



Fillon, l’homme “clean”, ou comme le surnommaient ses adversaires politiques, mister nobody, a tiré son épingle de ce jeu de dupes.

Pour la gauche, même s’il défend des positions très à droite, il serait difficile à battre. Il est notamment le signe que les Français veulent du renouveau.


#RadioLondres

Sur twitter, depuis hier soir, des milliers de personnes se sont défoulées avec plus ou moins d’humour contre Nicolas Sarkozy. Sous le hastag RadioLondres, ou #sarko, ou encore #LaPrimaire, nombreux se félicitaient de la défaite, pour ne pas dire de la claque reçue par l’ancien président de la République lors de ces primaires de la droite. En voici quelques exemples :






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