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"ExoMars va encore mener l'enquête"

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"ExoMars va encore mener l'enquête"

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Dans ce nouvel épisode de Destination Mars, nous faisons un nouveau point sur la mission ExoMars à laquelle participent l’ESA et Roscosmos.

Dans ce nouvel épisode de Destination Mars, nous faisons un nouveau point sur la mission ExoMars à laquelle participent l’ESA et Roscosmos. Le mois dernier, la sonde TGO a été correctement mise en orbite autour de Mars, mais l’atterrisseur Schiaparelli s’est crashé la surface de la planète rouge. François Forget, chercheur au CNRS à Paris, se veut rassurant quant à l’intérêt scientifique de la suite de la mission. Des données précieuses sont à attendre sur ce qui se passe à la surface martienne, mais aussi dans son sous-sol.

“Malheureusement, le lander Schiaparelli s’est écrasé à la surface de Mars, raconte-t-il. Les chercheurs sont déçus parce qu’il devait pendant plusieurs jours, effectuer des mesures de l’environnement sans précédent, comme par exemple le champ électrique,” reconnaît-il avant d’ajouter : “Heureusement, l’essentiel de la mission scientifique pour ce projet ExoMars 2016, c’est surtout dans le satellite – le Trace Gas Orbiter – équipé d’une caméra qui va permettre de mener l’enquête sur ce qui se passe à la surface, l’activité, les brumes, les tempêtes de poussière, tous ces aspects-là…”

“L’idée, ce n’est pas seulement de faire de la météorologie, ajoute-t-il, c’est de mener l’enquête sur ce qui se passe à l’intérieur. On se pose la question de savoir : est-ce qu’il y a encore de l’activité ? Est-ce qu’il y a encore du volcanisme, de la géochimie, voire une activité biologique en profondeur, à plusieurs milliers de mètres de profondeur ?”

“Là, l’astuce, insiste-t-il, c’est de détecter des molécules dans l’atmosphère qui pourraient être émises par cette activité et grâce aux spectromètres très sensibles, on peut les détecter en très, très faibles quantités.”