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Italie : le référendum inquiète les marchés

La Banque centrale européenne serait prête à acheter plus de dette italienne en cas de choc après le vote dimanche sur la réforme du Sénat. Il pourrait ouvrir une phase d’incertitudes politiques, car Matteo Renzi s’est engagé à démissionner, en cas de victoire du “non”, qui semble probable. Et les marchés craignent une crise politique.

L’absence de gouvernement ou la mise en place d’un gouvernement faible risquent de détourner les investisseurs du sauvetage de huit banques qui risquent la faillite. Le système financier italien n’y résisterait pas. C’est le Financial Times qui l’a affirmé lundi. Le gouvernement et la presse italienne démentent ce lien entre le référendum et la faillite de ces banques.

Quant à la dette de Rome, selon Mario Draghi, le président de la BCE, elle est soutenable, mais le pays doit tenir ses engagements dans le cadre du Pacte de stabilité et de croissance. La dette publique italienne est en effet la deuxième plus haute de l’Union européenne après la Grèce : plus de 130 %.

Dans ce contexte, Matteo Renzi fait tout pour rassurer les marchés sur l’issue du scrutin. Si le non l’emporte dimanche, il y aura toujours un gouvernement, a-t-il assuré.

“Nous disons aux marchés financiers que nous avons toujours su que les réformes structurelles étaient la priorité pour le futur de l’Italie. Je pense que c’est quelque chose que tout le monde a toujours affirmé. Et nous pensons que c’est de réformes structurelles dont le pays a besoin”, a déclaré le président du Conseil italien.

Ces déclarations n’ont pas empêché l’action de la banque en difficulté Monte dei Paschi de s’effondrer lundi.

Les banques italiennes sont depuis des mois dans le collimateur des marchés financiers, en raison de leurs 360 milliards d’euros de créances douteuses.

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