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Plus de VIH/sida d'ici 2030 ?

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Par Euronews
Plus de VIH/sida d'ici 2030 ?

<p>Depuis qu’on comptabilise l‘épidémie de <span class="caps">VIH</span>, 78 millions de personnes ont été infectées et 35 millions de personnes sont mortes de maladies liées au sida (jusqu‘à fin 2015). </p> <br /> <div style="padding:3px; border:2px dotted #a5a5a5; background-color:#e3e3e3;"> Pour rappel, l’<span class="caps">OMS</span> définit ainsi le <span class="caps">VIH</span> : le virus de l’immunodéficience humaine (<span class="caps">VIH</span>) est un rétrovirus qui s’attaque aux cellules du système immunitaire et les détruit ou les rend inefficaces. Aux premiers stades de l’infection, le sujet ne présente pas de symptômes. <p>Cependant, l‘évolution de l’infection entraîne un affaiblissement du système immunitaire et une vulnérabilité accrue aux infections opportunistes.</p> <p>Le syndrome d’immunodéficience acquise (<span class="caps">SIDA</span>) est le dernier stade de l’infection à <span class="caps">VIH</span>. Il peut se déclarer au bout de 10 à 15 ans. Les antirétroviraux permettent de ralentir son évolution.</p> <p>Le <span class="caps">VIH</span> se transmet à l’occasion de rapports sexuels (anaux ou vaginaux) non protégés, d’une transfusion de sang contaminé ou de l‘échange de seringues contaminées. Il se transmet aussi de la mère à l’enfant pendant la grossesse, l’accouchement ou l’allaitement au sein. </div></p> <br /> <p>En cette journée mondiale de lutte contre le <span class="caps">SIDA</span>, l’<span class="caps">OMS</span> a publié de nouvelles recommandations qui pourraient aider à éviter 21 millions de décès et 28 millions de nouvelles infections d’ici à 2030. L’organisation mondiale de la santé estime que “toute personne infectée par le <span class="caps">VIH</span> devrait commencer le traitement antirétroviral le plus tôt possible après le diagnostic.” </p> <p>Elle supprime ainsi toutes les limitations qu’elle avait posées pour pouvoir bénéficier du traitement antirétroviral quand on est porteur du <span class="caps">VIH</span> et affirme que le traitement est désormais justifié dans toutes les populations et dans toutes les tranches d‘âge.</p> <p>En 2015, il y a eu 2,1 millions de nouvelles infections à <span class="caps">VIH</span> dans le monde entier. </p> <p><strong>Au total, 36,9 millions de personnes vivent avec le <span class="caps">VIH</span> aujourd’hui dans le monde.</strong> </p> <p>Et le nombre de personnes infectées par le <span class="caps">VIH</span> recevant un traitement antirétroviral a augmenté d’environ un tiers, pour atteindre 18,2 millions de personnes en juin 2016 (soit 46 % des personnes infectées). </p> <p><strong>Mais 17,1 millions de personnes ne savent encore pas qu’elles ont le virus.</strong> </p> <p>L’objectif ambitieux de l’<span class="caps">OMS</span> est à présent d‘éradiquer le <span class="caps">VIH</span>/sida d’ici 2030.</p> <p>En France, <a href="http://www.aides.org/info-sante/prep">l’association <span class="caps">AIDES</span></a> estime pour ce faire qu”‘il est indispensable d‘élargir l’offre de prévention et de dépistage (autotests par exemple), et de généraliser et de faciliter l’accès à la PrEP pour toutes les populations concernées, partout en Europe.”</p> <p>Selon <span class="caps">AIDES</span>, “la PrEP, ou prophylaxie pré-exposition, est une stratégie efficace de prévention du <span class="caps">VIH</span>. De nombreuses études ont démontré l“efficacité préventive du Truvada, médicament anti-<span class="caps">VIH</span>, pour éviter l’infection par le virus. La plus-value de la PrEP est double : elle constitue une protection individuelle tout en contribuant à diminuer la dynamique de l‘épidémie à <span class="caps">VIH</span>.</p> <p>Autorisée et disponible aux Etats-Unis depuis 2012 et en France depuis 2016, la PrEP peine à être intégrée dans les politiques de santé publique en Europe. Seule la Norvège a suivi l’exemple de la France, et ce, malgré les recommandations internationales (<span class="caps">OMS</span>) et l’autorisation de l’Agence Européenne du Médicament en août 2016.” </p> <br /> <div style="border: 2px solid #1c75c8; padding: 3px; background-color: #c5ddf6; -moz-border-radius-topleft: 5px; -moz-border-radius-topright: 5px; -moz-border-radius-bottomright: 5px; -moz-border-radius-bottomleft: 5px;"> En France, en 2016, 152 000 personnes vivent avec le <span class="caps">VIH</span>/sida, mais un tiers ignorent qu’elles l’ont. <p>Le nombre de nouvelles personnes infectées chaque année oscillent entre 6 000 et 7 000 depuis 2008. </div></p> <br /> <p>L’association <span class="caps">AIDES</span> et d’autres, de même que le gouvernement, sont mobilisés pour répertorier et dénoncer les <strong>discriminations</strong> qui touche les personnes séropositives. <a href="http://www.aides.org/presse/aides-devoile-dans-son-rapport-2016-les-chiffres-edifiants-de-la-discrimination-qui-touche-en"><span class="caps">AIDES</span> vient de rendre son rapport 2016</a>.</p> <br /> <p><blockquote class="twitter-tweet" data-lang="fr"><p lang="fr" dir="ltr"><a href="https://twitter.com/hashtag/JourneeMondialeContreLeSida?src=hash">#JourneeMondialeContreLeSida</a><br>Les discriminations liées à l'état de santé sont illégales et sanctionnées dans toutes les situations. <a href="https://t.co/ZsPAPLPL4U">pic.twitter.com/ZsPAPLPL4U</a></p>— Ministère Justice (@justice_gouv) <a href="https://twitter.com/justice_gouv/status/804258658532073472">1 décembre 2016</a></blockquote> <script async src="//platform.twitter.com/widgets.js" charset="utf-8"></script></p> <br /> <p>Et voici l’actuelle campagne de prévention menée par le gouvernement qui a provoqué une levée de bouclier de la part de certaines mairies de droite… </p> <br /> <p><blockquote class="twitter-tweet" data-lang="fr"><p lang="fr" dir="ltr">L’information et la prévention sont les meilleures armes pour lutter contre le <a href="https://twitter.com/hashtag/SIDA?src=hash">#SIDA</a> <a href="https://twitter.com/hashtag/AffichonsNosConvictions?src=hash">#AffichonsNosConvictions</a> <a href="https://twitter.com/hashtag/JMS2016?src=hash">#JMS2016</a> <a href="https://twitter.com/hashtag/HIV?src=hash">#HIV</a> <a href="https://twitter.com/hashtag/WorldAidsDay?src=hash">#WorldAidsDay</a> <a href="https://t.co/2GrQQaf50g">pic.twitter.com/2GrQQaf50g</a></p>— Anne Hidalgo (@Anne_Hidalgo) <a href="https://twitter.com/Anne_Hidalgo/status/804260272009596928">1 décembre 2016</a></blockquote> <script async src="//platform.twitter.com/widgets.js" charset="utf-8"></script></p> <br /> <p>Ce n’est pas le cas en France, mais à l‘échelle mondiale, les adolescents et les jeunes, surtout les filles, sont souvent extrêmement vulnérables à l’infection à <span class="caps">VIH</span>, sur le plan social et économique. </p> <p>Le sida est désormais la principale cause de mortalité chez les adolescents en Afrique et la deuxième cause de mortalité dans ce groupe à l‘échelle mondiale.</p> <br /> <p><blockquote class="twitter-tweet" data-lang="fr"><p lang="fr" dir="ltr">Journée mondiale de lutte contre le <a href="https://twitter.com/hashtag/SIDA?src=hash">#SIDA</a>: les femmes premières victimes du virus <a href="https://t.co/rWIkWeFz0U">https://t.co/rWIkWeFz0U</a> via <a href="https://twitter.com/RFI">@RFI</a> <a href="https://twitter.com/hashtag/WorldAIDSDay?src=hash">#WorldAIDSDay</a> <a href="https://t.co/ENMAwoKbuH">pic.twitter.com/ENMAwoKbuH</a></p>— Gilles BRUNO (@gillesbruno) <a href="https://twitter.com/gillesbruno/status/804232993556590592">1 décembre 2016</a></blockquote> <script async src="//platform.twitter.com/widgets.js" charset="utf-8"></script></p> <br /> <p><blockquote class="twitter-tweet" data-lang="fr"><p lang="en" dir="ltr">Young people, particularly girls are at highest risk. <a href="https://twitter.com/hashtag/HIVselftest?src=hash">#HIVselftest</a> is a new way to help more young people <a href="https://twitter.com/hashtag/Test4HIV?src=hash">#Test4HIV</a> <a href="https://t.co/8m5mYGfjrH">https://t.co/8m5mYGfjrH</a> <a href="https://t.co/2oGRidKCEX">pic.twitter.com/2oGRidKCEX</a></p>— WHO African Region (@WHOAFRO) <a href="https://twitter.com/WHOAFRO/status/803944801100005376">30 novembre 2016</a></blockquote> <script async src="//platform.twitter.com/widgets.js" charset="utf-8"></script></p> <br /> <p><strong><span class="caps">PRATIQUES</span> ET <span class="caps">RISQUES</span></strong></p> <p>Pour ne pas contracter le virus <span class="caps">HIV</span>, l’association <a href="http://www.aides.org/info-sante/prevention-sexualite"><span class="caps">AIDES</span></a> a dressé une liste précise des pratiques et risques affiliés :</p> <br /> <div style="padding:3px; border:2px dotted #a5a5a5; background-color:#e3e3e3;"> <p><span class="caps">AUCUN</span> <span class="caps">RISQUE</span> : <br /> masturbation, fellation avec préservatif, anulingus (langue-anus) ou cunnilingus (langue-sexe féminin) avec carré de latex, pénétration anale (sodomie) avec préservatif et gel, pénétration vaginale avec préservatif, échange d’objet (sex toy) avec préservatif. </p> <p><span class="caps">RISQUE</span> <span class="caps">FAIBLE</span> <span class="caps">MAIS</span> <span class="caps">POSSIBLE</span> : <br /> fellation sans préservatif et sans éjaculation, échange d’objet (sex toy) sans préservatif, cunnilingus (langue-sexe féminin) sans carré de latex.</p> <p><span class="caps">RISQUE</span> <span class="caps">MOYEN</span> : <br /> fellation sans préservatif et avec éjaculation.</p> <p><span class="caps">RISQUE</span> <span class="caps">ELEVE</span> : <br /> pénétration vaginale sans préservatif, pénétration anale sans préservatif. </div></p> <br /> <p>Selon l’association <span class="caps">AIDES</span>, le niveau de risque n’est plus le même en cas de relation sexuelle avec une personne séropositive sous traitement anti-<span class="caps">VIH</span> efficace. </p> <p>Le préservatif reste en revanche indispensable même entre personnes séropositives afin d‘éviter les autres maladies sexuellement transmissibles et parce qu’il existe plusieurs souches de <span class="caps">VIH</span>. Il permet ainsi d‘éviter les mutations du virus et de le rendre résistant aux traitements. </p> <p>Enfin, si vous découvrez ce qu’est le <span class="caps">VIH</span>, sachez qu’il ne s’attrappe pas par la salive ! Embrasser, serrer la main, échanger son rasoir ou sa brosse à dent, ou encore boire dans le même verre que quelqu’un de séropositif n’est absolument pas une pratique à risque. </p> <p>Quant à la contamination par morsure humaine, épidémiologiquement, le risque est insignifiant. </p> <p>Un <a href="http://www.pistes.fr/transcriptases/16_668.htm">article de la Revue critique de l’actualité scientifique internationale sur le <span class="caps">VIH</span> et les virus des hépatites</a> écrit en 1993 par Sophie Chamaret de l’unité d’oncologie de l’Institut Pasteur à Paris évoque deux cas de contamination rapportés, mais pas prouvés, et dans les cas cités, il y aurait eu échange de sang. </p> <p>Cet article porte aussi sur la transmission par voie cutanée pour les soignants ou après des combats : “un homme a été infecté par un autre homme après une bagarre avec de nombreuses blessures au visage et un saignement important. La séropositivité s’est déclarée quatre semaines après cet incident”. </p> <p>Il convient dans cette situation de consulter un médecin le plus vite possible et de pratiquer un test pour se voir éventuellement administrer un traitement post-exposition. </p> <br /> <iframe src="//e.infogr.am/ab9a7c35-a879-4d37-b44b-699fc9c63f45?src=embed" title="" width="550" height="1545" scrolling="no" frameborder="0" style="border:none;"></iframe>