DERNIERE MINUTE

DERNIERE MINUTE

Au Turkmenistan, l'ONU en appelle à rendre les transports durables

Lors de sa conférence mondiale sur le transport durable au Turkmenistan, l'ONU a appelé le monde à investir massivement dans le transport durable.

Vous lisez:

Au Turkmenistan, l'ONU en appelle à rendre les transports durables

Taille du texte Aa Aa

Les transports figurent parmi les secteurs qui polluent le plus, ils sont responsables d’un quart des émissions de gaz à effet de serre dans le monde. Comment mieux promouvoir l’usage des vélos, des véhicules électriques et des transports en commun ? C’est l’une des questions abordées à la Conférence mondiale de l’ONU sur le transport durable à Achgabat, capitale du Turkmenistan.

La première conférence mondiale des Nations Unies sur le transport durable a réuni pendant deux jours fin novembre, hauts responsables, dirigeants des grandes entreprises de ce secteur et représentants de la société civile. Elle a été ouverte par son Secrétaire général Ban Ki-moon. “Nous sommes ici pour les habitants de cette planète dont nos enfants et nos petits-enfants, a-t-il indiqué à la tribune avant d’ajouter : Rendre les transports durables est une nécessité pour réaliser notre rêve d’un monde plus sûr et plus sain pour tous.”

Les transports figurent parmi les secteurs qui polluent le plus, ils sont responsables d’un quart des émissions de gaz à effet de serre dans le monde. Pour tenter de réduire leur impact, on peut s’inspirer de pays comme la Norvège qui compte le plus grand nombre de voitures électriques rechargeables par habitant au monde. “Quand vous achetez une voiture électrique dans la capitale, Oslo, vous pouvez rouler sur les terrains aménagés en bordure des routes, ce qui vous permet d‘éviter les bouchons, explique John Mikal Kvistad, diplomate norvégien chargé des relations avec l’Iran. Les taxes sont extrêmement faibles pour les voitures électriques, donc c’est aussi une acquisition très intéressante pour le porte-monnaie,” assure-t-il.

Voitures et trains électriques

Autres pistes pour limiter la pollution : inciter les populations à privilégier l’usage du vélo et des transports collectifs. Et de ce point de vue, les trains électriques sont considérés comme une option des plus durables.

Jean-Pierre Loubinoux, directeur général de l’Union internationale des chemins de fer, explique : “Les trains électriques sont propres, mais il faut voir si au départ, l‘électricité est propre. Marrakech où a récemment eu lieu la 22ème conférence sur le climat est un bon exemple : c’est là qu’il y a la plus grande centrale solaire au monde et elle devrait être dédiée à l‘électricité qui alimente les trains, fait-il remarquer. Mais il existe d’autres exemples dans le monde et je suis sûr que le Turkmenistan avec l’ensoleillement qu’il y a ici peut aussi développer l‘énergie solaire pour qu’elle puisse être utilisée pour faire circuler des trains,” insiste-t-il.

Investissements massifs et réduction de coûts

D’après un rapport remis au Secrétaire général de l’ONU en octobre, les besoins en investissements pour développer les transports durables dans le monde pourraient représenter jusqu‘à 2000 milliards de dollars par an. Mais peu de pays sont prêts à participer à un tel effort.

Wu Hongbo, Secrétaire général adjoint des Nations Unies pour les affaires économiques et sociales, précise : “Pour ce qui est des pays développés, ils doivent investir 3% de leur PIB chaque année pour faire évoluer leurs infrastructures. Mais les finances publiques – nationales et internationales mises ensemble – ne devraient pas suffire ; donc cela nécessite de faire appel au secteur privé,” affirme-t-il.

Cette mobilisation financière permettrait aussi de réduire les coûts opérationnels dans les transports et ferait économiser jusqu‘à 70 mille milliards de dollars d’ici 2050.