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L'UE « peut être un facteur d'une victoire d'une élection »


Le bureau de Bruxelles

L'UE « peut être un facteur d'une victoire d'une élection »

Les urnes ont livré un message contradictoire ce week-end en Europe. Les Autrichiens ont élu un président écologiste, pro-européen, tandis que les Italiens ont refusé la réforme constitutionnelle proposée par le Premier ministre italien qui a décidé de démissionner. Euronews a interviewé André Sapir, chercheur à l’Institut Bruegel.
 
Euronews:
« Est-ce que finalement avec ces deux scrutins et cette victoire du candidat écologiste en Autriche on a évité le scénario du pire ? »
 
“André Sapir:*
« Tout à fait. Certains, dont moi, craignaient effectivement qu’il y ait deux votes qui soient des votes négatifs: le vote en Autriche et le vote en Italie. Donc ici le résultat du vote autrichien a été un grand soulagement. L’Italie finalement la situation a été plus attendue même si c’est également un choc mais c’est un choc moins grand. Et on voit bien comment se sont comportés les marchés financiers, ils n’ont pas beaucoup réagit. Donc ça veut bien dire que là on avait assez bien anticipé ce résultat là. »
 
Euronews:
« Est-ce que à l’issue de ces deux scrutins la zone euro est entrée dans une période d’incertitude? »
 
André Sapir:
« Alors je dirais en ce qui concerne l’Autriche : non. C’est l’inverse et je crois que ce qui s’est passé en Autriche montre que ce qui a été discuté depuis quelques semaines par rapport au Brexit, que le Brexit dans un certain nombre de pays, on a parlé des Pays-Bas par exemple, on a parlé du Danemark, où il y a pas mal d’euroscepticisme, on voit que l’opinion publique a quelque peu évolué, que l’opinion publique n’est pas prête même si elle est sceptique, elle n’est pas prête à aller aussi loin que l’opinion publique au Royaume-Uni et que l’Union européenne reste malgré tout un point d’ancrage important pour la population même si il y des insatisfactions. Pour moi je dois dire la nouvelle importante et qui j’espère sera une leçon dans les campagnes à venir c’est de dire que l’Europe peut-être au centre de la campagne et que ça peut être un facteur d’une victoire d’une élection. Le problème italien lui n’est pas lié au Brexit, il n’est pas lié à ce type de sentiment il est lié à un malaise qui existe en Italie depuis un certain nombre d’années, de cette croissance faible et des problèmes qui ne sont pas résolus dans cet environnement de croissance très très faible. »

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