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Primaire de la gauche : candidatures et revirement 'surprise' de Valls sur le 49-3


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Primaire de la gauche : candidatures et revirement 'surprise' de Valls sur le 49-3

Manuel Valls a bousculé la campagne pour la primaire du PS, à quelques heures de la clôture des candidatures, en avançant la proposition incongrue d’une suppression du 49-3, arme controversée qu’il a utilisée pour imposer la loi travail.

Je connais parfaitement les effets pervers du 49-3. Dans la société de la participation dans laquelle nous vivons, son utilisation est devenue dépassée et apparaît comme brutale. Je proposerai, hors texte budgétaire (…) de supprimer purement et simplement le 49-3“, a déclaré l’ancien Premier ministre sur France Inter.

L’article 49-3 de la Constitution permet au Premier ministre d’engager sa responsabilité devant l’Assemblée nationale sur un texte de loi.

Le gouvernement Valls a eu recours six fois à l’article 49-3 pour deux projets de loi sur la loi Macron, en 2015, et sur la loi de la réforme du travail, dite loi El Khomri, en 2016.

La suppression du 49-3 nécessite une réforme constitutionnelle et pourrait faire l’objet d’un référendum à la rentrée 2017, selon Manuel Valls, s’il est élu président.

C’est au nom de la “crise démocratique”, qu’il propose aussi la réduction à 400 du nombre de députés et le cumul des mandats “dans le temps”.



Les réactions en France, et notamment sur twitter à cette annonce de la supression du 49-3 ont été nombreuses et très ironiques. En voici quelques unes :









Candidatures pour la primaire de la gauche


Le directeur de campagne de Manuel Valls a déposé ce jeudi matin auprès de la Haute Autorité de la primaire initiée par le PS “plus de 500 parrainages” d‘élus.

Parmi eux, Jean-Yves le Drian, Carole Delga, Alain Rousset et François Bonneau, en qualité de présidents de région, de même que près de 178 parlementaires, 67 maires de villes de plus de 10.000 habitants et 64 membres du conseil national.

Vincent Peillon est lui aussi candidat.

La radicale de gauche Sylvia Pinel est également sur la ligne de départ de cette primaire organisée par le PS.

Autres prétendant socialistes, Gérard Filoche et Fabien Verdier n’auraient pas réussi à rassembler les 500 parrainages valides, selon les informations de France Info.

A la gauche du PS, Arnaud Montebourg et Benoît Hamon ont aussi déjà déposé formellement leurs candidatures.

La sénatrice Marie-Noëlle Lienemann avait finalement renoncé.

Pour concourir, chaque candidat encarté au PS doit avoir le soutien de “5 % des membres titulaires du Conseil national (15)” ou de “5 % des parlementaires socialistes (19)” ou de “5 % des conseillers régionaux et départementaux socialistes représentant au moins 4 régions et 10 départements (66)” ou encore de“5 % des maires socialistes de villes de plus de 10.000 habitants représentant au moins 4 régions et 10 départements (10)”.

Les candidats issus des partis associés au PS au sein de la Belle Alliance populaire (BAP), comme Jean-Luc Bennahmias (UDE) ou François de Rugy (Parti écologiste), sont dispensés de ces soutiens.

Les candidatures validées seront annoncées officiellement ce samedi 17 décembre avant la publication en ligne, mardi, des professions de foi, le véritable début d’une campagne expéditive, et qui plus est, amputée par les fêtes de fin d’année.

Les organisateurs pensent faire moins bien, en terme de participation, que la primaire de 2011 (2,6 millions au premier tour).

Trois débats télévisés opposeront les candidats, les 12, 15 et 19 janvier. Un autre opposera les deux finalistes, le 25 janvier 2017.

Avec AFP

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