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Crise politique en RDC : la guerre des chiffres sur le nombre des morts

Des violences meurtrières ont éclaté mardi à Kinshasa et dans plusieurs villes de RDC, alors que s'achevait lundi, le 19 décembre, le mandat du président Kabila. Dans cette situation tendue, plu

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Crise politique en RDC : la guerre des chiffres sur le nombre des morts

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Des violences meurtrières ont éclaté mardi à Kinshasa et dans plusieurs villes de RDC, alors que s’achevait lundi, le 19 décembre, le mandat du président Kabila. Dans cette situation tendue, le pays compte ses morts.

Bien que non-concordants, des chiffres sur le nombre des morts suite aux affrontements en RDC sont avancés. Dans l’après-midi, c’est José Maria Aranaz, le directeur du Haut Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme pour la République démocratique du Congo qui déclarait à Reuters avoir des preuves “solides” selon lesquelles 20 civils avaient été tués dans des affrontements avec les forces de sécurité dans la capitale Kinshasa.

Quelques heures plus tard, Lambert Mende, le porte-parole du gouvernement précisait de son côté à l’AFP que neuf personnes ont été tuées dans des violences à Kinshasa. La Mission de l’ONU au Congo (Monusco) a par ailleurs indiqué enquêter sur des informations crédibles faisant état d’une vingtaine de tués dans la capitale congolaise.

Deux personnes ont également été tuées et trois blessées à Lubumbashi, deuxième ville du pays, dans des affrontements entre manifestants et la police, selon le gouverneur de la province locale du Haut-Katanga.

A Manono (480 km au nord de Lubumbashi), six personnes ont été tuées et 125 blessées dans un affrontement entre Pygmées et Bantous, récurrents dans cette zone, selon des sources concordantes.

Dans la ville de Kananga (centre), où des combats entre l’armée et une milice ont fait une centaine de morts en septembre, de violents affrontements entre personnes non identifiées ont provoqué des mouvements de panique. Aucun bilan précis n‘était toutefois disponible auprès des autorités.