DERNIERE MINUTE

Vous lisez:

Alep, une ville défigurée par la guerre


Syrie

Alep, une ville défigurée par la guerre

Alep : sa citadelle, ses touristes, son souk foisonnant, ses commerçants. Ces images d’une ville, pleine de vie, datent d’avant la guerre en Syrie. Alep compte alors environ deux millions d’habitants. Elle est avec Damas la ville la plus peuplée du pays, sa capitale économique. Depuis le début du conflit, Alep n’a souffert comme aucune autre ville en Syrie.

Fin septembre, alors que l’armée poursuit son offensive sur les quartiers rebelles, le ministère syrien du Tourisme diffusait une vidéo promotionnelle de la partie ouest d’Alep, contrôlée par le régime. On y découvrait son patrimoine historique, ses parcs. Une ville en apparence paisible, verdoyante, où l’activité se poursuit, où il fait bon vivre, malgré la guerre et la mort, qui sont pourtant omniprésentes.

Ce que les caméras ne montrent pas, ce sont images de destruction : des quartiers entiers dévastés, à l’est d’Alep, un secteur alors sous contrôle de la rébellion. Les bombardements incessants de l’armée syrienne et de l’aviation russe ont détruit des centaines d’habitations, des rues, des places, des routes, des monuments. Des zones entières sont à l‘état de ruine.

Inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco, la vieille ville d’Alep, reprise au début du mois aux insurgés, est aujourd’hui méconnaissable.

Ces images de destruction n’ont pas fini de hanter la mémoire des Syriens. Elles rappellent Guernica ou Berlin en 1945.