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Avion libyen détourné : les pirates se rendent et demandent l'asile à Malte

Les deux hommes voulaient annoncer la création d'un parti pro-Khadafi. Les passagers et membres d'équipage sont sains et saufs.

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Avion libyen détourné : les pirates se rendent et demandent l'asile à Malte

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C’est en brandissant le drapeau vert de la Libye sous Mouammar Khadafi, que deux pirates de l’air qui avaient détourné un avion libyen vers Malte, se sont rendus, vendredi après-midi. Les passagers et l‘équipage en sont sortis sains et saufs.

Les deux hommes voulaient obtenir l’asile politique dans l‘île européenne et annoncer la création d’un parti pro-Khadafi.

Armes factices

Pour ce faire, c’est armés de grenades et d’un pistolet – qui devaient plus tard s’avérer factices – qu’ils ont contraint le pilote à dérouter le vol intérieur Sebah-Tripoli de la compagnie Afriqiyah Airways vers l’aéroport Luqa de Malte. A son bord : 118 personnes au total, dont sept membres d‘équipage et les deux pirates.

Dès l’atterrissage, à 11h32, l’appareil est encerclé par les militaires. S’engagent alors des négociations entre les pirates de l’air et de chef de l’armée maltaise. Les preneurs d’otages vont relâcher les femmes et un bébé, puis les hommes avant de se rendre vers 15h40. Fouillés, ils ont été placés en détention.

Une situation suivie de près par le premier ministre maltais, Joseph Muscat, qui a tenu le monde informé tout au long de la prise d’otages via son compte Twitter.

Un calme rassurant

Plus de peur que de mal pour les 109 passagers et l‘équipage qui ont quitté l’avion dans le calme, ce qui a contribué à rassurer les négociateurs sur les intentions des pirates de l’air. D’ailleurs, l’aéroport international, fermé pendant quelques heures, a été rouvert avant le dénouement de la prise d’otages.

Depuis la chute de Mouammar Khadafi en 2011, la Libye a sombré dans la guerre civile. Seules des compagnies locales assurent des vols intérieurs et quelques liaisons vers Tunis, Le Caire, Amman, Istanbul et Khartoum. L’espace aérien européen leur est interdit.

Avec AFP, Reuters.