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Accord russo-turc sur un cessez-le-feu en Syrie


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Accord russo-turc sur un cessez-le-feu en Syrie

Vladimir Poutine et Recep Tayyip Erdogan se sont entendus sur un cessez-le-feu étendu à l’ensemble de la Syrie. L’information a été révélée par l’agence de presse turque Anadolu.

Il devrait prendre effet à partir de mercredi soir minuit. Il vise à appliquer à tout le territoire syrien ce qui a été instauré à Alep, il y a deux semaines, et qui a permis d‘évacuer les civils de la deuxième ville de Syrie. L’agence ne précise pas quand et comment cet accord de cessez-le-feu a été conclu, mais des pouparlers se sont tenus ces dernières semaines à Ankara entre la Russie, la Turquie et l’opposition syrienne.

Comme les accords de cessez-le-feu précédents, ce plan exclut les groupes terroristes. Reste à savoir quelles organisations sont qualifiées ainsi ? La question reste en suspens dans la mesure où Ankara et Moscou soutiennent des parties adverses dans la crise malgré leur rapprochement de ces derniers mois. Le cas de Fatah al-Cham (ex al-Nosra) pourrait ainsi poser problème. Moscou les considére comme un groupe terroriste alors que la Turquie, depuis, 2014, les a retirés de sa liste.

En cas de succès, cet accord devrait être la base des négociations politiques entre le régime et l’opposition que Moscou et Ankara veulent organiser à Astana, au Kazakhstan, selon Anadolu.

Au nord de la Syrie, la Turquie continue son offensive sur la ville de Al Bab, un bastion stratégique tenu par l’Etat islamique alors que le président turc Recep Tayyip Erdogan avait lancé mardi l’une de ses plus virulentes attaques à l’encontre des politiques occidentales en Syrie, marquées selon lui par des promesses non tenues.
Il a également accusé l’Occident de soutenir, outre les milices kurdes que la Turquie considère comme terroristes, le groupe Etat islamique lui-même.
Ankara considère les milices kurdes de Syrie, soutenues par Washington dans leur lutte contre l’EI, comme des “groupes terroristes” rattachés au Parti des Travailleurs du Kurdistan (PKK) en Turquie.Ce n’est pas la première fois que Recep Tayyip Erdogan formule de telles accusations à l’encontre des pays occidentaux. En novembre dernier, alors qu’il effectuait une visite au Pakistan, il a déclaré que l’Occident « se tenait aux côtés de Daech » et que les armes des terroristes étaient fabriquées par les grandes puissances mondiales. Des accusations de complicité avec l’Etat islamique récurrente dans la bouche de Recep Tayyip Erdogan. En 2015, elle visait alors la Russie.

Avec AFP