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Fragile cessez-le-feu en Syrie


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Fragile cessez-le-feu en Syrie

En Syrie, le cessez-le-feu entre régime et rebelles est toujours globalement respecté depuis qu’il est entré en vigueur jeudi dernier à minuit. Mais il reste fragile. Quelques combats persistent. Au point que les groupes rebelles menacent de briser la trêve.

À Alep, le régime a acheminé de l’eau potable par camions-citernes pour les civils. D’après Damas, c’est le groupe État islamique qui a coupé l’accès à l’eau potable, et ce, dès le premier jour du cessez-le-feu.

À 60 kilomètres de là, à Idlib, ceux qui ont fui Alep-Est survivent grâce à l’aide humanitaire. Et peu leur importe qui est responsable de leur sort.

« Nous sommes partis à cause des frappes aériennes, des combats, des bombes à fragmentation, des missiles », raconte un réfugié. « Les frappes étaient incessantes alors nous avons fui. Nous avons abandonné nos maisons. On souffre. Et le régime n’a plus aucune crédibilité »

Le cessez-le-feu ne concerne pas le groupe État islamique ni le Front Al-Nostra. Son impact est donc très limité. Et les humanitaires, constatent, impuissants, qu’il ne leur permet pas de travailler plus efficacement pour aider les 8 millions de réfugiés que compte désormais la Syrie à l’intérieur de ses frontières.